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| Auteur | Funda Oru, Voorui (07869) |
| Département | Ministre de l'Asile, de la Migration et de l'Intégration sociale, chargée de la Politique des Grandes Villes |
| Sous-département | Asile, Migration, Intégration soc., Pol. Grandes Villes |
| Titre | Les banques alimentaires (QO 012062C). |
| Date de dépôt | 13/02/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/03/2026 |
| Question |
Ces derniers jours, plusieurs articles de presse ont mis en lumière l'inquiétude grandissante des banques alimentaires et des organisations de lutte contre la pauvreté quant à leur avenir. Elles alertent sur la disparition annoncée de 9?millions d'euros de fonds fédéraux en 2026, ce qui représenterait une perte de 4.000?tonnes de denrées alimentaires, soit environ 8?millions de repas, alors même que la demande d'aide continue d'augmenter. Cette préoccupation est particulièrement aiguë en province de Limbourg. Les banques alimentaires et des organisations comme St-Vincent-de-Paul indiquent qu'elles devront distribuer 300 à 400?tonnes de nourriture en moins l'an prochain, alors qu'elles anticipent une forte hausse des demandes, y compris de la part de travailleurs et de familles avec enfants. Le message du terrain est clair: sans solutions supplémentaires, la quantité de nourriture disponible par famille risque de diminuer. Vous avez indiqué précédemment que la distribution alimentaire relevait principalement des compétences régionales et que vous souhaitiez entamer des discussions avec les entités fédérées pour trouver des solutions. Dans le même temps, le secteur reste aujourd'hui dans une grande incertitude. 1. Pouvez-vous faire le point sur ce dossier, à la lumière des articles récents et des signaux clairs émanant des banques alimentaires, notamment dans le Limbourg? 2. Quelles consultations ont eu lieu entre temps avec les entités fédérées et avec les banques alimentaires elles-mêmes, et quelles pistes concrètes sont actuellement envisagées pour compenser la suppression des fonds fédéraux? 3. Quand le secteur pourra-t-il obtenir des clarifications sur le financement de la distribution de nourriture en 2026? 4. Comment garantirez-vous que les personnes qui dépendent aujourd'hui de l'aide alimentaire, y compris les travailleurs et les familles, continueront effectivement à recevoir un soutien dans cette période difficile? 5. Reconnaissez-vous qu'au delà des discussions sur les compétences, il existe un besoin urgent de solidarité, et qu'il faut agir rapidement pour éviter que les banques alimentaires, dernier filet de sécurité pour de nombreuses familles, ne soient mises en difficulté? 6. Pouvez-vous confirmer qu'aucune garantie n'existe à ce stade quant à une compensation intégrale des 9?millions d'euros, et que les banques alimentaires doivent donc envisager une réduction de leur offre? 7. À quelle date au plus tard le secteur sera-t-il fixé sur les moyens disponibles pour 2026, afin que les banques alimentaires et les organisations humanitaires puissent s'organiser à temps et éviter de devoir refuser des bénéficiaires ou réduire la taille des colis alimentaires? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B044
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| Date publication | 06/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
Depuis les crises de ces dernières années, la pression sur les banques alimentaires était déjà plus élevée qu'auparavant et, compte tenu des évolutions actuelles, le secteur prévoit que la demande d'aide alimentaire augmentera encore. L'approvisionnement en denrées alimentaires diminue en effet, de sorte que la pression sur les banques alimentaires augmentera plus rapidement que la demande d'aide alimentaire. En ce qui concerne l'impact de la réduction, les produits du programme fédéral d'aide alimentaire dans le cadre du Fonds social européen Plus (FSE+) représentent environ 40 % de ce qui est distribué dans le secteur de l'aide alimentaire. Pour 2026, les volumes disponibles dans le cadre du programme d'aide alimentaire diminuent globalement de 45,25 %. Cela signifie qu'environ 20 % de produits en moins seront disponibles pour la distribution. En contrepartie des fonds européens que nous recevons, une contribution fédérale obligatoire correspondant à 10 % du budget total est requise. Celle-ci s'élèverait à environ 1,6 million d'euros. Toutefois, le gouvernement fédéral prévoit un cofinancement total de 7,2 millions d'euros en 2025 et 2026, soit largement plus que la seule part obligatoire. En ce qui concerne la province du Limbourg, les organisations d'aide alimentaire ont reçu en 2025 un total de 25 denrées différentes, pour un volume global de 1.155,53 palettes dans le cadre du programme fédéral d'aide alimentaire relevant du FSE+. En 2026, les organisations d'aide alimentaire limbourgeoises recevront 15 denrées différentes, pour un volume total de 568,76 palettes dans le cadre du programme d'aide alimentaire. Je suis conscient que l'aide alimentaire n'est pas un luxe, mais un besoin fondamental pour les personnes en difficulté dans notre société. Il est de notre responsabilité collective de maintenir ce filet de sécurité solide et fiable. Je continuerai à m'y engager, dans les limites des compétences relevant du niveau fédéral. Il est toutefois important de souligner que l'aide alimentaire relève principalement de la compétence des entités fédérées. Au niveau fédéral, nous cofinançons au-delà de ce qui est réglementairement obligatoire. Mais nous ne pouvons continuer à absorber la demande supplémentaire. Dans le contexte budgétaire actuel, il n'est plus responsable que le niveau fédéral intervienne structurellement dans une compétence qui relève en premier lieu des communautés. Il y a déjà quelque temps (avant les vacances d'été 2025), mon cabinet a concerté les régions afin de clarifier la situation. En ce qui concerne l'information au secteur: toutes les organisations d'aide alimentaire ont reçu fin novembre 2025 leur bon d'enlèvement avec les volumes qui leur ont été attribués pour la campagne de distribution 2026. Depuis fin novembre, elles disposent donc de la clarté nécessaire quant aux volumes qu'elles peuvent attendre en 2026. Le programme FSE+ prend fin en 2027. Pour l'achat de denrées alimentaires dans les années à venir, les montants suivants ont été inscrits dans le cadre des marchés publics. En 2026 (campagne 2027), le total s'élève à 15,3 millions d'euros, dont 8,9 millions proviennent des moyens FSE+ et 6,6 millions du cofinancement fédéral. Pour 2027 (campagne 2028), le total atteint 15,6 millions d'euros, dont 9 millions de moyens FSE+ et à nouveau 6,6 millions de cofinancement fédéral. Pour les points spécifiques relatifs à la réforme fiscale concernant le don de denrées alimentaires, je renvoie à mon collègue, le ministre Jan Jambon, compétent en la matière. Je peux toutefois préciser que le ministre Jambon a publié fin décembre 2025 un arrêté royal prévoyant cette réforme. Je considère qu'il s'agit d'une réforme importante et nécessaire, qui, je l'espère, produira des effets concrets sur le terrain. |