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| Auteur | Meyrem Almaci, ECOGR1 (01189) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | Interdiction de toute communication sur l'AfricaMuseum. (QO 12072C) |
| Date de dépôt | 03/03/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 03/04/2026 |
| Question |
Nadia Nsayi, autrice, politologue et collaboratrice du Musée royal de l'Afrique centrale (AfricaMuseum) a récemment publié un billet d'humeur, dans lequel elle explique notamment que le musée lui a totalement interdit de communiquer au sujet de cet établissement. Elle n'a plus le droit de s'exprimer publiquement sur l'AfricaMuseum. Cette mesure fait suite à la critique sur le fonctionnement du musée qu'elle avait publiée précédemment en son nom propre, après avoir abordé ces problèmes de fonctionnement en interne, sans que rien ne change. Cette situation est très surprenante, dans la mesure où autrefois, on l'encourageait au contraire à apporter son expertise, son réseau et sa voix dans le débat public. La question qu'elle-même pose, et que je pose aujourd'hui par la présente, est de savoir si cette "interdiction générale de parler", puisque c'est de cela qu'il s'agit fondamentalement, est proportionnée et compatible en droit. 1. Avez-vous connaissance de ce billet d'humeur et de cette interdiction, et qu'en pensez-vous? 2. Dans quelle mesure une telle interdiction est-elle compatible avec la liberté d'expression? 3. Où se situe la limite entre la loyauté d'un travailleur envers son employeur et le droit de participation critique à un débat de société en tant que citoyen? 4. Quel est, selon vous, l'avenir des travailleurs qui critiquent leur employeur? Bénéficient-ils d'une protection suffisante? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B044
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| Date publication | 06/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
Oui, je lis la presse et j'ai pris connaissance de la tribune évoquée. La liberté d'expression est un droit fondamental, y compris pour les agents publics. Elle s'exerce toutefois dans un cadre, destiné à protéger les personnes, les institutions et la confiance du public. La liberté d'expression n'est pas l'absence de règles. Dans le cas que vous mentionnez, il ne s'agit ni d'un silence imposé, ni d'une interdiction générale de s'exprimer. Il s'agit d'un rappel des règles applicables aux prises de parole publiques concernant des questions internes de fonctionnement ou des relations professionnelles. Ces règles s'appliquent à tous les agents publics, sans exception. La participation au débat public est compatible avec un devoir de réserve. Celui-ci existe pour éviter que des différends internes ne se règlent dans l'espace médiatique, au détriment des institutions et des collectifs de travail. Enfin, des mécanismes existent pour signaler des dysfonctionnements, avec des garanties prévues par la législation sur les lanceurs d'alerte ou les personnes de confiance. Mon rôle n'est pas de commenter des situations individuelles. Il consiste à veiller à ce que les règles soient claires, proportionnées et appliquées à tous avec discernement. |