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Question et réponse écrite n° : 0914 - Législature : 56


Auteur Patrick Prévot, PS (06967)
Département Ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord
Sous-département Justice, Mer du Nord
Titre La situation sur le VIH dans les prisons.
Date de dépôt03/02/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai06/03/2026

 
Question

La situation sanitaire dans les prisons du royaume est préoccupante. La surpopulation carcérale record à laquelle nous assistons ajoute des difficultés aux soins donnés. Dernièrement, je vous interrogeais au sujet de la situation sur l'hépatite C dans le milieu carcéral. Par la présente question, je souhaite vous poser des questions similaires quant au VIH. Comme vous le savez sans doute, le taux de contamination au VIH est en augmentation depuis 2019 alors qu'il avait toujours connu une continuelle baisse. 1. Disposez des chiffres concernant le nombre de dépistages VIH réalisés par établissement, par an, sur la période 2020-2025 ainsi que le nombre de diagnostics positifs et de mise sous traitement pour la même période? 2. Quelle politique est mise en oeuvre en ce qui concerne le screening, l'accès aux traitements (y compris à titre préventif ou post-exposition) et les mesures de réduction des risques? 3. Les personnels pénitentiaires et les personnels de santé reçoivent-ils une formation spécifique sur le VIH, la réduction des risques et la lutte contre la stigmatisation? 4. Quels dispositifs sont prévus pour assurer la continuité du traitement et l'accompagnement médico-social lors de la sortie (p. ex. ordonnance de sortie, prise de rendez-vous, lien avec associations)?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B044
Date publication 06/03/2026, 20252026
Réponse

1. Nous ne sommes actuellement pas en mesure de fournir de tels chiffres. L'ancien dossier médical électronique ne permettait pas de générer des statistiques. Le nouveau dossier médical électronique Omnipro n'est opérationnel que depuis juin 2025 et l'entreprise développe actuellement un outil statistique pour cette application. 2. Plusieurs ASBL et services externes organisent des séances d'information, distribuent des brochures et assurent la sensibilisation. Des prises de sang sont effectuées systématiquement chez les détenus qui entrent en prison depuis leur liberté ou dans le cadre de l'anamnèse. Les traitements sont instaurés en fonction des résultats, après consultation d'un infectiologue ou à la demande du patient. 3. Le personnel de surveillance reçoit une formation sur les maladies contagieuses (dont le VIH) dans le cadre de sa formation de base. Il n'y a pas de formation spécifique sur le VIH pour le personnel infirmier car cette pathologie est abordée durant leur cursus et un infectiologue est disponible pour répondre aux éventuelles questions. Pour les médecins, cette formation est dispensée dans le cadre de formations accréditées. 4. À sa libération, le patient concerné reçoit son traitement pour cinq jours et les coordonnées d'un centre ou d'un spécialiste, s'il ne les a pas encore.