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Bulletin n° : B044 - Question et réponse écrite n° : 0821 - Législature : 56


Auteur Jeroen Bergers, N-VA (08000)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Le temps d'attente structurellement plus long dans la périphérie flamande pour l'aide médicale urgente.
Date de dépôt27/01/2026
Langue N
Publication question     B044
Date publication 06/03/2026, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai27/02/2026

 
Question

Diverses analyses, notamment de l'institut Vias, montrent que les délais d'intervention des services d'aide médicale urgente dans certaines parties du Brabant flamand, et en particulier dans la périphérie flamande, sont structurellement supérieurs à la moyenne nationale. Outre des facteurs géographiques et organisationnels, il est également fait état de possibles pénuries de personnel et du contexte spécifique de la périphérie flamande, où les exigences linguistiques et l'organisation interrégionale peuvent jouer un rôle dans le dispatching et le déploiement des services d'urgence. 1. Selon vous, quelles sont les causes structurelles à l'origine des délais d'intervention plus longs pour l'aide médicale urgente en Brabant flamand et dans la périphérie flamande? 2. Dans quelle mesure les pénuries de personnel au sein des services d'ambulance et des centres de dispatching du 112 jouent-elles un rôle? Pouvez-vous citer des chiffres récents à l'appui de votre réponse? 3. L'organisation du dispatching du 112 et de l'intervention des ambulances tient-elle compte de la législation relative à l'emploi des langues en vigueur et des exigences linguistiques? Cela peut-il entraîner, en pratique, un service moins efficace ou plus lent en Brabant flamand? 4. Estimez-vous acceptable que les habitants de la périphérie flamande soient possiblement confrontés à des services d'urgence moins efficaces ou plus lents qu'ailleurs et, si cela vous semble inacceptable, quelles mesures structurelles envisagez-vous pour remédier à cette inégalité? 5. Quelles solutions concrètes envisagez-vous à court et moyen terme pour améliorer les délais d'intervention en Brabant flamand, tant en termes de personnel, que d'organisation et de dispatching?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B046
Date publication 23/03/2026, 20252026
Réponse

Il est avant tout important de souligner que l'étude de VIAS se concentre sur les interventions de l'aide médicale d'urgence (AMU) qui sont catégorisées comme "accident de la circulation". L'étude ne donne donc pas une image du temps de réponse général de toutes les interventions de l'AMU, mais bien d'un type spécifique d'interventions. La catégorie "accident de la circulation" représente environ 5 % de l'ensemble des interventions AMU. De plus, l'étude ne fait aucune distinction quant au degré de gravité des appels. Le Manuel Belge de Régulation Médicale (MBRM) définit différents degrés de gravité. Depuis juin 2025, la version actuelle du MBRM prévoit un Service Level Agreement (SLA) pour les temps de réponse en fonction de ces degrés de gravité: - 15 minutes pour 90 % des appels de niveau d'urgence 1 à 3; - 20 minutes pour 90 % des appels de niveau d'urgence 4; - 25 minutes pour 90 % des appels de niveau d'urgence 5. Le temps d'intervention doit toujours être évalué en fonction du degré de gravité mentionné ci dessus et du SLA. Il n'y a aucune indication d'un manque de personnel dans les services d'ambulance de la région autour de Bruxelles. Dans la centrale d'urgence du Brabant flamand - comme dans d'autres provinces - l'occupation n'est actuellement pas complète. Cependant, les appels 112 ont toujours priorité sur ceux du 1733. Grâce à la procédure d'overflow, les appels restés sans réponse après 20 secondes sont automatiquement transférés vers une autre centrale d'urgence néerlandophone. L'impact sur le temps de réponse reste donc très limité. De plus, rien n'indique que cela entraînerait un allongement significatif du temps de réponse dans une province, ou même dans une région spécifique d'une province. Lors du dispatching 112, le moyen le plus rapide et le plus adéquat disponible est toujours envoyé. Le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement surveille les temps d'intervention de toutes les interventions AMU dans tout le pays et travaille actuellement, en collaboration avec le Conseil fédéral de l'Aide médicale urgente, à un cadre de programmation pour les moyens d'intervention AMU. L'objectif est d'assurer le respect du SLA mentionné ci-dessus pour l'ensemble du territoire.