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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Les combats en Syrie entre l'armée syrienne et les FDS (QO 012972C). |
| Date de dépôt | 04/02/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 06/03/2026 |
| Question |
Les affrontements récents en Syrie entre l'armée syrienne et les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont provoqué une situation chaotique dans les prisons abritant des milliers de prisonniers liés à l'État islamique (EI), dont près de 10.000 étrangers. Les craintes d'évasions massives, comme celles signalées dans le camp d'al-Hol et la prison de Chaddadi, soulèvent des préoccupations majeures quant à la sécurité régionale et internationale. La prise de contrôle de ces installations par les forces gouvernementales syriennes, combinée aux accusations croisées d'évasions et de libérations de détenus, crée un climat d'incertitude et de tension. Alors que la communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade, il est crucial de clarifier la position de la Belgique face à ces événements, d'évaluer les risques pour la stabilité de la région, et de mesurer les conséquences potentielles pour la sécurité intérieure de notre pays, notamment en termes de menace terroriste. 1. Quel est le positionnement de la Belgique vis-à-vis du gouvernement syrien suite à l'offensive contre les FDS? Comment votre administration évalue-t-elle les responsabilités respectives des acteurs dans la gestion des prisonniers de l'EI? La Belgique a-t-elle pris contact avec les autorités syriennes, les FDS ou les acteurs internationaux pour exiger des garanties sur la sécurisation des camps et des prisons pour éviter de nouvelles évasions massives de combattants djihadistes? 2. Quelle est l'analyse de votre SPF concernant l'impact de ces affrontements sur la stabilité de la région, et quelles pourraient être les conséquences d'une résurgence de l'EI en Syrie? 3. Quels sont les risques identifiés pour la Belgique en cas d'évasion de combattants djihadistes, notamment ceux ayant des liens avec des réseaux terroristes actifs en Europe? 4. Des discussions sont-elles en cours avec les pays européens pour une approche coordonnée face à cette crise? 5. Envisagez-vous de soutenir des initiatives internationales visant à stabiliser la région et à renforcer les capacités des acteurs locaux pour gérer les détenus de manière sécurisée et conforme aux droits humains? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B044
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| Date publication | 06/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
La réalité actuelle en Syrie est celle d'une transition politique après près de quatorze années de guerre civile. Aujourd'hui comme hier, la Belgique soutient l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. La Belgique est persuadée que le succès d'une Syrie pacifique, stable et inclusive réside dans une transition négociée qui englobe pleinement la diversité ethnique, religieuse ou politique et garantit l'égalité des droits pour tous les citoyens syriens. Cette transition doit se faire de manière pacifique et nous avons toujours plaidé pour une désescalade. Notre pays est déterminé à soutenir ce processus et la recherche d'un modus vivendi qui convienne à toutes les parties. Mon département suit de près la situation des prisonniers ainsi que des femmes et des enfants belges dans le nord-est syrien, en collaboration avec les services de sécurité concernés. Le 21 janvier, les autorités américaines ont débuté une opération visant à transférer en Irak des foreign terrorist fighters (FTF) high profile détenus dans les prisons du nord-est syrien, et ce afin d'éviter toute évasion. Parmi ces prisonniers se trouvent également des Européens. À la mi-février, près de 6.000 personnes y ont été transférées - principalement des Syriens et des personnes originaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. L'identification définitive de toutes ces personnes est en cours en Irak, mais prendra encore plusieurs mois. Sur le plan européen, une approche commune à l'égard de la Syrie au travers d'un plan d'action est en cours de discussion. À titre d'information, on relèvera qu'il y a une dynamique visant à traiter et enrichir les informations afin de pouvoir s'assurer que les différents ressortissants de l'UE soient bien signalés dans le Système d'information Schengen, un dossier également suivi par mes collègues de la Justice et de l'Intérieur. Le groupe terroriste État Islamique continue de représenter une menace et la Coalition contre Daech, en appui aux partenaires locaux, poursuit ses efforts visant à neutraliser les combattants de Daech encore en liberté. Nous sommes en contact étroit avec nos partenaires américains dans ce cadre. En ce qui concerne les risques identifiés pour la Belgique en cas d'évasion de combattants djihadistes, je vous invite à poser votre question à la ministre de la Justice et de la Mer du Nord, sous l'autorité de laquelle relève la Sûreté de l'État, ainsi qu'au ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris, co-chargé de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace. Pour ce qui est des FTF, nos services suivent la situation avec la plus grande attention. Celle-ci fait l'objet d'un suivi continu et prioritaire. Les services compétents maintiennent des contacts étroits avec les partenaires internationaux afin de vérifier toute information relative à des transferts ou évasions impliquant des FTF belges (et européens). |