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| Auteur | Patrick Prévot, PS (06967) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Le recours aux services GOVSATCOM et IRIS2 en cas de black-out numérique à l'étranger. |
| Date de dépôt | 02/02/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 06/03/2026 |
| Question |
La République islamique d'Iran vient de dépasser les 90 heures de coupure d'internet dans le pays, un black-out numérique jamais vu dans la région qui n'en est pas à sa première coupure des télécommunications. Cette décision du régime des mollahs s'inscrit dans une volonté de faire taire le vaste mouvement social qui s'étend dans tout le pays pour défier la dictature. Elle va de pair avec une répression sanglante: certaines sources évoquent le nombre de 2.000 à 3.000 morts. Pour répondre à cette coupure d'Internet, Elon Musk a décidé d'activer son réseau Starlink, ce que le multimilliardaire avait déjà fait en juin 2025, mais également en 2022 lors des manifestations en réaction à la mort de Mahsa Amini. Comme la ministre du Numérique Vanessa Matz pourra vous le confirmer, je porte un intérêt particulier pour la création d'une alternative européenne à Starlink, ce qui est en cours de mise en place via GOVSATCOM et IRIS2, deux services qui offriront une précieuse souveraineté et se montreront plus robustes que Starlink. 1. Une fois totalement mis en place et si la capacité technique le permet, les services GOVSATCOM et IRIS2 pourraient-ils être utilisés par les États membres de l'Union européenne afin de faire fournir un accès internet par voie satellitaire à une population précise en une période déterminée (comme c'est le cas aujourd'hui de la République islamique d'Iran)? 2. La Belgique plaiderait-elle en ce sens? Comptez-vous interpeller vos homologues européens sur la question? 3. Une fois totalement mis en place, les services satellitaires cités pourraient-ils à tout le moins être utilisés par tout État membre qui le désire afin de garder un contact permanent avec nos concitoyens piégés dans le black-out numérique? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B044
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| Date publication | 06/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
Merci pour votre question qui, indépendamment du drame iranien, mérite une attention particulière. Il est incontestable qu'en 2026, la quasi-totalité des communications mondiales dépendra fortement d'un seul pays, les États-Unis, et plus précisément de quelques acteurs privés majeurs issus de ce pays: les géants de la tech. Il est donc absolument essentiel que nous, au sein de l'UE et avec nos partenaires, travaillions à ce que l'on appelle la "souveraineté numérique", c'est-à-dire à définir nous-mêmes la manière dont l'Europe souhaite fonctionner dans le monde numérique global, en tenant compte des évolutions technologiques, des réalités géopolitiques et, surtout, de nos propres intérêts et valeurs européennes (notamment la protection des données et le respect de la vie privée des utilisateurs). Des projets comme GOVSATCOM et IRIS² sont donc cruciaux pour parvenir à cette autonomie européenne. |