...

Question et réponse écrite n° : 0380 - Législature : 56


Auteur Katrijn van Riet, N-VA (07028)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre L'accord de paix Trump entre la Thaïlande et le Cambodge vacille (QO 011599C).
Date de dépôt02/02/2026
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai06/03/2026

 
Question

Des informations récentes indiquent que les affrontements armés entre la Thaïlande et le Cambodge ont repris, malgré l'accord de paix signé en octobre 2025 en Malaisie par le président américain Trump. Selon ces informations, les deux parties continuent de mener des actions militaires, avec des tirs de roquettes, des frappes de drones et d'autres escalades de la violence le long de la frontière, qui ont déjà coûté la vie à plusieurs civils et soldats. Cette évolution soulève des questions quant à l'efficacité des accords bilatéraux qui ne s'attaquent pas aux causes profondes d'un conflit. Le fait que, malgré un accord officiel, les combats se poursuivent montre que les résultats diplomatiques peuvent être rapidement compromis en l'absence de garanties et d'un engagement multilatéraux plus larges. 1. Quel message l'Europe et la Belgique devraient-elles, selon vous, adresser à la Thaïlande et au Cambodge, compte tenu de l'échec de l'accord négocié par Trump pour empêcher l'escalade? 2. Comment évaluez-vous les chances que l'accord de paix actuel soit maintenu sans efforts multilatéraux supplémentaires? 3. Considérez-vous qu'il est préférable d'organiser une large discussion internationale ou régionale, par exemple sous l'égide de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Estou des Nations unies, plutôt que de se fier à un accord bilatéral, compte tenu de la persistance des affrontements armés?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B044
Date publication 06/03/2026, 20252026
Réponse

C'est avec beaucoup d'inquiétude que j'ai suivi ces derniers mois les tensions entre la Thaïlande et le Cambodge. Plusieurs accords de cessez-le-feu ont été conclus sans être malheureusement respectés. Le dernier date du 27 décembre 2025, accord que j'ai salué. Toutefois, la situation reste fragile sur le terrain. J'ai eu l'occasion fin novembre 2025 de rencontrer mes deux homologues thaïlandais et cambodgien. J'ai aussi reçu une délégation à Bruxelles le 24 février, menée par le premier ministre du Cambodge. Le conflit entre les deux pays a été au centre des discussions. J'ai à chaque fois plaidé pour la recherche d'une solution pacifique à long terme et pour éviter une escalade. J'ai par ailleurs apporté mon soutien aux efforts de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) pour faciliter ce processus. Ces messages ont été également formulés par l'Union européenne et par la Haute Représentante Kaja Kallas. Je continuerai à plaider ainsi dans mes futurs contacts avec les deux pays mais également avec leurs voisins. Il est essentiel que les deux parties utilisent tous les mécanismes de dialogue disponibles pour assurer une paix durable. Pour ce faire, il y a un mécanisme bilatéral: la Commission frontalière conjointe. Celle-ci devrait reprendre ses travaux une fois un nouveau gouvernement en Thaïlande nommé. Mais il existe aussi des médiations multilatérales, en premier lieu via l'ASEAN. La position de cette organisation est cruciale dans cette crise, et il sera nécessaire de soutenir ses efforts si de nouvelles tensions apparaissent. Notre ambassade à Bangkok, mes services ainsi que moi-même continueront à être attentifs à l'évolution de la situation. Certainement afin de prôner la recherche d'une solution pacifique durable et d'éviter ainsi l'éclosion d'un nouveau foyer déstabilisateur pour l'ordre international. Mais également afin de garantir la sécurité de nos ressortissants.