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Bulletin n° : B043 - Question et réponse écrite n° : 0475 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique
Sous-département Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF
Titre L'évolution du coût des timbres-poste (QO 012024C).
Date de dépôt19/01/2026
Langue F
Publication question     B043
Date publication 27/02/2026, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai20/02/2026

 
Question

Le prix des timbres-poste ne cesse d'augmenter en Belgique, atteignant des niveaux qui en font un produit de plus en plus coûteux pour les particuliers et les entreprises. Les timbres ont la particularité de rester valides même lorsque leur valeur intrinsèque n'a plus cours. Il peut donc être avantageux d'en acheter une certaine quantité avant l'augmentation de leur prix, leur conférant une valeur de placement. Parallèlement, certains timbres, notamment les éditions limitées, sont perçus comme des objets de collection ou même comme une seconde forme de placement financier, leur valeur dépassant parfois leur tarif facial. De plus, la création de timbres personnalisés est une option proposée, mais peu d'informations existent concernant le succès de cette pratique. Alors que bpost adapte régulièrement ses tarifs et diversifie son offre, il est essentiel d'évaluer l'impact de ces hausses sur les volumes de vente, l'accessibilité du service postal pour tous, et la pertinence économique de ces produits pour les collectionneurs et les investisseurs. 1. Quel est le volume total de timbres vendus chaque année ces cinq dernières années, avec une répartition entre timbres prior, normaux, commémoratifs et personnalisés? Comment évoluent ces ventes, et quelles sont les tendances observées (baisse des timbres classiques, succès des timbres personnalisés, etc.)? 2. Certains timbres, en particulier les éditions limitées ou personnalisées, sont-ils devenus des produits de placement financier pour les collectionneurs? 3. Bpost étudie-t-elle ce phénomène et quelles mesures sont prises pour encadrer ou promouvoir cette dimension patrimoniale et financière des timbres? 4. Quel est le bilan des timbres personnalisés, tant en termes de volumes de vente que de rentabilité pour bpost? Envisagez-vous d'étendre cette offre ou d'innover dans ce domaine p. ex., via des collaborations avec des artistes ou des marques? 5. Comment bpost compte-t-elle concilier la nécessité de couvrir ses coûts opérationnels avec l'objectif de maintenir un service postal accessible à tous, notamment pour les envois courants? 6. Quels sont les projets de bpost pour moderniser son offre de timbres, notamment en réponse à la baisse structurelle du courrier postal et à la montée en puissance des envois numériques? Une réflexion est-elle en cours pour adapter le modèle économique des timbres à l'évolution des usages?


 
Statut 7 erratum - erratum - Réponse publiée
Publication réponse     B046
Date publication 23/03/2026, 20252026
Réponse

ERRATUM Dans le Bulletin des Questions et Réponses, n° 43 du 27 février 2026, il manque la réponse à la question n° 475 de monsieur Antony Dufrane: 1 à 4 et 6. Comme vous le savez, la forte évolution sociétale vers davantage de solutions numériques signifie que bpost est confrontée à une baisse toujours plus importante des volumes de courrier. Au troisième trimestre 2025, cette baisse atteignait environ 9 % sur une base annuelle. Il n'est pas surprenant que la baisse du nombre de timbres vendus soit liée à la baisse des volumes postaux. Étant donné que bpost est une entreprise cotée en bourse, elle ne communique pas en détail le nombre de timbres vendus, mais uniquement un résultat consolidé par gamme d'activités. La vente des timbres est reprise dans la gamme 'courrier transactionnel': Résultats trimestriels - bnode. Il est important de savoir que les modifications tarifaires des timbres s'inscrivent dans un cadre réglementé et sont basées sur l'évolution des coûts supportés par l'entreprise pour le traitement et la distribution de ses envois (tels que les coûts salariaux et énergétiques et les coûts par lettre distribuée), qui sont négativement influencés par la baisse des volumes de courrier. Bpost gère toute une série d'activités philatéliques, telles que la collection annuelle de timbres ou des émissions de timbres personnalisés, en tenant compte de l'innovation technique et artistique et de nouveaux partenariats. Ces activités répondent aux souhaits d'une clientèle spécifique qui apprécie particulièrement la valeur artistique et patrimoniale des timbres et ne sont pas motivées par des raisons spéculatives. La valeur d'une collection, qu'il s'agisse de timbres ou d'autre chose, est déterminée par la valeur que lui attribuent les collectionneurs, et non par bpost. 5. En ce qui concerne le point sur l'avenir de la distribution postale universelle à domicile, je peux vous dire que, jusqu'à présent, bpost n'a pas dû demander d'aide financière à l'État pour le service postal universel. Grâce au service non prioritaire lancé en 2019, à la réorganisation des tournées postales et aux ajustements tarifaires, le service universel ne représente pour l'instant pas un coût net pour bpost, résultant en une charge inéquitable à devoir financer par l'État. La loi postale et le contrat de gestion relatif au service universel stipulent que dès lors que le service universel engendre un coût net pour bpost, celle-ci peut demander à l'État d'alléger ses obligations de service universel, en fonction également de l'évolution des besoins des utilisateurs, afin d'éviter ce coût net. À ce jour, bpost n'a pas informé l'État d'un coût net imminent nécessitant une adaptation du service ou une compensation. Compte tenu de la baisse continue des volumes, de l'évolution des habitudes des consommateurs et de la tendance observée dans d'autres pays, il est clair que cette question se posera dans les années à venir. Comme expliqué, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, mais le gouvernement veillera à garantir un service postal universel minimal pour tous les utilisateurs, en particulier les plus vulnérables et ceux qui sont moins familiarisés avec la communication numérique.