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Question et réponse écrite n° : 0906 - Législature : 56


Auteur Éric Thiébaut, PS (01222)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre SNCB. - Projet de centralisation des OCC. - Impact pour les emplois de l'OCC de Mons.
Date de dépôt06/02/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai13/03/2026

 
Question

La décision de la SNCB de centraliser, d'ici 2027, l'ensemble des centres de contrôle des opérations (OCC) à Bruxelles aura des conséquences directes pour une cinquantaine de travailleurs de l'OCC de Mons. Les OCC constituent non seulement un maillon essentiel du fonctionnement quotidien du réseau ferroviaire, mais aussi des emplois qualifiés et stables, fortement ancrés dans le tissu socio-économique local. À Mons, ces fonctions reposent sur une connaissance fine du territoire hainuyer, des spécificités du réseau régional et des réalités de terrain. Or, selon les agents de l'OCC de Mons, la centralisation vers Bruxelles entraînera une perte de connaissance du terrain. Ils soulignent ainsi que "ce n'est pas évident de devoir gérer une petite gare comme celle de Saint-Ghislain à distance, p. ex.". Les arguments avancés par la direction de la SNCB - économies d'échelle, rationalisation des processus et centralisation de l'expertise - soulèvent, en outre, de sérieuses inquiétudes pour le maintien de l'emploi à l'avenir. 1. Que répondez-vous aux travailleurs de l'OCC de Mons qui s'inquiètent pour la sécurité de leur emploi sur le moyen et le long terme? 2. Quelles garanties concrètes peuvent être apportées aux travailleurs de l'OCC de Mons quant au respect de leur qualité de vie et de leurs conditions de travail, en lien avec la longueur du trajet domicile-lieu de travail? 3. Que répondez-vous aux agents montois qui estiment qu'une centralisation des OCC à Bruxelles entraînerait une dégradation de la qualité de leur travail directement liée à une perte de connaissance des spécificités territoriales? 4. La SNCB a-t-elle été invitée à analyser des alternatives territorialisées, telles que le maintien d'OCC régionaux ou de fonctions décentralisées à Mons, afin de préserver l'ancrage local de ces emplois?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B043
Date publication 27/02/2026, 20252026
Réponse

La SNCB a présenté aux partenaires sociaux lors de son comité de pilotage et de son comité stratégique d'entreprise de décembre 2025 sa vision relative à l'organisation de la gestion du temps réel. Aujourd'hui, en effet, les clients ne souhaitent pas seulement des trains ponctuels, mais s'attendent, en cas d'incident, à un impact des perturbations minimisé au maximum, à des alternatives, et à une reprise rapide du trafic. Cela se déroule dans un environnement de plus en plus complexe: davantage de trains, de coopération internationale, d'exigences accrues en matière de sécurité et de ponctualité. Afin de pouvoir répondre à ces évolutions continues, la SNCB souhaite avancer vers une organisation qui partage l'information plus rapidement et prend des décisions au moment opportun en tenant compte de cette réalité plus complexe. Pour cela, la SNCB vise la centralisation géographique et sous une même responsabilité hiérarchique de la majorité des métiers gérant le temps réel. Cette approche s'inscrit également dans la continuité de ce qui se fait au sein d'autres opérateurs ferroviaires étrangers proches (Pays-Bas, Suisse, Luxembourg, France). Ces changements seront soumis à une concertation sociale. En effet, dans les prochaines semaines, la concertation sociale relative à ce projet sera effectivement lancée, et les modalités concrètes de la nouvelle organisation seront discutées et précisées davantage. Cet espace de discussion permettra donc d'aborder les craintes des travailleurs que vous mentionnez. Ce n'est qu'une fois la concertation sociale achevée et le fonctionnement futur clarifié, qu'il pourra être procédé à la mise en oeuvre effective de la nouvelle organisation. Il est donc encore trop tôt pour répondre aux questions concrètes relatives aux collaborateurs locaux.