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Question et réponse écrite n° : 0862 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales
Sous-département Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF
Titre Les difficultés de trésorerie pour les libraires en cas de gains importants (QO 012222C).
Date de dépôt23/01/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai27/02/2026

 
Question

Les libraires, qui assurent une mission essentielle dans la distribution des jeux de la Loterie Nationale, sont parfois confrontés à des problèmes de trésorerie aigus. En effet, lorsqu'un joueur remporte un gain important à un jeu à gratter ou un tirage, le libraire doit immédiatement verser la somme en liquide au gagnant. Or, avec la généralisation des paiements par carte et la diminution des encaissements en espèces, ces remboursements peuvent épuiser leurs réserves de cash, notamment après les fêtes ou lors de pics de gains. Cette situation crée des tensions financières pour leur commerce, d'autant que les libraires ne sont remboursés par la Loterie Nationale qu'avec un certain délai. Alors que ces commerçants jouent un rôle clé dans le réseau de distribution des jeux, il est crucial de leur offrir un cadre sécurisé et équitable. 1. Avez-vous connaissance de ces difficultés récurrentes pour les libraires, en particulier après les fêtes ou lors de pics de gains? Des signalements ont-ils été transmis à la Loterie Nationale par les fédérations professionnelles? 2. Quelles solutions concrètes la Loterie Nationale envisage-t-elle pour soutenir les libraires dans ces situations? La mise en place d'une caisse spéciale ou d'un fonds de roulement pour avancer les liquidités nécessaires est-elle à l'étude? Un apport exceptionnel de cash par la Loterie Nationale, à certaines périodes, pourrait-il être organisé pour éviter les ruptures de trésorerie? Quels sont les délais de remboursements? 3. Une réflexion est-elle en cours pour adapter les modalités de paiement des gains, p. ex. en permettant aux libraires de verser les gros gains sous forme de chèque ou de virement (avec l'accord du gagnant), plutôt qu'en espèces? 4. Comment la Loterie Nationale compte-t-elle moderniser son partenariat avec les points de vente, notamment en tenant compte de l'évolution des habitudes de paiement? Des mesures d'accompagnement pourraient-elles être proposées aux libraires les plus exposés? 5. Les libraires peuvent-ils refuser de prendre des tickets gagnants si leur trésorerie vient à manquer? 6. Jusqu'à quelle somme un libraire doit-il payer lui-même avant de renvoyer le gagnant vers la Loterie Nationale?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B043
Date publication 27/02/2026, 20252026
Réponse

En tant qu'opérateur de jeu responsable, la Loterie Nationale entretient un dialogue permanent avec toutes les parties prenantes dont les représentants des libraires qui restent des ambassadeurs privilégiés de la Loterie Nationale. À aucun moment ces derniers ont fait part de la problématique que vous soulevez. L'impact du paiement des gains des jeux de loterie sur leur trésorerie reste limité, en ce que la majorité de ceux-ci sont constitués de faibles montants. La Loterie Nationale a enregistré très peu de plaintes de ses joueurs au cours de ses dernières années concernant un quelconque refus de paiement de gains de la part d'un commerçant ne disposant pas des liquidités nécessaires. La Loterie Nationale a prévu néanmoins dans ses conditions générales avec ses points de vente les modalités de paiement des gains, et ce, en fonction du type de terminal présent dans le point de vente, à savoir: - Points de vente équipés de terminaux standard ou?midrange?: ces commerces sont tenus de payer les gains aux gagnants jusqu'à 1.000?euros. Ils peuvent, en option, effectuer des paiements jusqu'à 2.000?euros. Toutefois, si le point de vente ne dispose pas des liquidités nécessaires pour régler un gain supérieur à 1.000?euros, il est recommandé au commerçant d'inviter le gagnant à se rendre dans un autre point de vente habilité, dans un Lottery Shop, au siège de la Loterie Nationale, ou à revenir ultérieurement lorsque la somme sera disponible. - Points de vente équipés de terminaux portatifs: ces points de vente doivent régler les gains jusqu'à 250?euros et, de manière optionnelle, jusqu'à 2.000?euros selon leur capacité à fournir les liquidités nécessaires. - Points de vente disposant de systèmes de caisses (Lotto Express): dès que cela sera techniquement possible, ces points de vente devront payer les gains jusqu'à 250?euros et, éventuellement, jusqu'à 2.000?euros. - Points de vente non équipés de terminaux (vente de billets à gratter uniquement): dans ce cas, le partenaire ne peut ni vérifier ni payer les gains. Il oriente alors le client vers un autre point de vente habilité à effectuer le paiement. Pour tout gain supérieur à 2.000?euros, le paiement est assuré directement par la Loterie Nationale. Le gagnant doit alors se présenter soit dans un point de vente exploité directement par la Loterie Nationale, soit au siège social de celle-ci. La relation entre la Loterie Nationale et ses points de vente est celle de fournisseur à revendeurs, sans avance de trésorerie, ni système de caisse dédié. Plus précisément, les points de vente encaissent le prix de vente des produits de la Loterie Nationale, et paient les gains issus de billets à gratter ou des tickets de jeu gagnants, et ceci, selon les règles décrites plus haut. En ce qui concerne les billets à gratter, ceux-ci sont mis à disposition des points de vente en consignation: ils ne sont facturés au point de vente que lorsqu'ils sont vendus ou lorsqu'un gain issu d'un paquet livré est payé. Ceci signifie que le point de vente ne doit pas acheter ces billets à gratter à l'avance. Pour ce qui concerne les tickets de jeu (participations à des jeux de tirage tels que le Lotto), ces tickets de jeu sont vendus "à la demande" au joueur, et le point de vente ne fait que délivrer un ticket dont il encaisse le montant. Les points de vente n'avancent aucune somme d'argent en vue de vendre les produits de la Loterie Nationale. Cela limite fortement l'impact de la Loterie Nationale sur la trésorerie de ses points de vente. Chaque semaine, un décompte financier par point de vente est effectué selon le type de produit. Ce décompte couvre une période d'une semaine et détermine en tenant compte des mises encaissées, de la vente des billets à gratter et des gains payés, le montant dû par le point de vente, duquel est déduite la commission de vente. Le prélèvement du montant dû se fait par domiciliation bancaire la semaine suivant le décompte. La Loterie Nationale n'intervient pas dans le choix des modes de paiement des gains par le commerçant (en espèces, virement bancaire, paiement instantané, etc.) Ceci est de son seul et unique ressort. À l'avenir, il n'est pas exclu que d'autres modalités de paiement soient mises en oeuvre en fonction des développements technologiques. En tout état de cause, les gains importants (plus de 2.000 euros) ne sont jamais payés par les points de vente, mais toujours par la Loterie Nationale.