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| Auteur | Marie Meunier, PS (07810) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | La manifestation des agriculteurs de Mons-Borinage. |
| Date de dépôt | 15/01/2026 |
| Langue | F |
| Publication question |
B043
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| Date publication | 27/02/2026, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/02/2026 |
| Question |
Les agriculteurs n'en peuvent plus. Le 18 décembre 2025, de nombreux agriculteurs de Mons-Borinage et des Hauts-Pays ont pris la route dès l'aube pour rejoindre la manifestation massive des agriculteurs européens à Bruxelles. Des files de tracteurs ont notamment traversé Nimy, Quiévrain, Hensies et Boussu, ce qui montre l'ampleur de la mobilisation et le profond malaise qui traverse le monde agricole de ma région. Les agriculteurs dénoncent les effets de la réforme de la politique agricole commune (PAC) et la possibilité de signer l'accord commercial du Mercosur, dont la conclusion a été reportée à janvier 2026 par la présidente de la Commission européenne, et cela grâce à leur mobilisation. Les éleveurs bovins, particulièrement nombreux à Mons-Borinage, expriment de vives inquiétudes face à une concurrence jugée déloyale à cause des normes environnementales, sanitaires et de bien-être animal moins contraignantes dans les pays concernés par l'accord. 1. Quelle analyse faites-vous de l'impact potentiel de l'accord UE-Mercosur pour les exploitations agricoles et en particulier pour les éleveurs bovins de Mons-Borinage déjà fragilisés économiquement? 2. Avez-vous eu des contacts avec les agriculteurs de la région de Mons-Borinage en marge de la manifestation quant à leurs inquiétudes et leurs revendications? Quelles en sont les conclusions? Qu'allez-vous faire pour les protéger? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B050
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| Date publication | 04/05/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. En 2020, sur la base des statistiques et des données disponibles, mon administration a dressé un état des lieux des relations économiques existantes entre la Belgique et le Mercosur. L'analyse donne un aperçu des opportunités et des défis liés à l'accord. À la suite de l'accord conclu en 2024 contenant de nouveaux éléments, mon administration a complété l'étude publiée en 2020. L'étude originale et l'analyse complémentaire sont toutes deux accessibles au public sur le site web du SPF Économie. Bien que l'analyse économique montre que cet accord offrira des opportunités à de nombreux secteurs, il posera également des défis à d'autres. Différents types de quotas, assortis de droits de douane réduits à l'importation, existent déjà pour la viande bovine. Environ 20 % de la viande bovine importée des pays du Mercosur l'est dans le cadre de ces quotas. Selon cette analyse, l'élargissement du quota pour la viande bovine, assorti d'un droit de douane réduit à l'importation, pourrait entraîner une baisse de 2 euros par kilogramme de viande bovine importée. Les flux d'importation actuels sont relativement limités par rapport à la production et à la consommation européennes de viande bovine. L'impact de l'accord sera suivi de près, et la Commission européenne prévoit des "mesures de sauvegarde bilatérales" pouvant être invoquées dans des circonstances exceptionnelles si les importations d'un produit (y compris les importations de biens agricoles sous contingents tarifaires) augmentent dans des proportions telles qu'elles peuvent causer un dommage grave au secteur de production national du pays importateur. Dans le débat sur les accords commerciaux, je considère que la Belgique et l'Union européenne doivent rester ouvertes au monde et continuer à développer de nouveaux partenariats, car ces accords sont essentiels pour soutenir notre croissance, nos exportations et notre influence économique. Toutefois, cette ouverture ne peut pas se faire au détriment de nos secteurs les plus sensibles, en particulier l'agriculture. Je refuse une approche naïve du libre-échange: nous devons avancer de manière stratégique, en exigeant des conditions équitables et des garanties solides. Cela signifie notamment veiller à ce que nos producteurs ne soient pas confrontés à une concurrence déloyale et que nos standards sanitaires, environnementaux et sociaux soient respectés. En d'autres termes, je défends une politique commerciale ouverte, mais exigeante, qui protège nos intérêts essentiels tout en nous permettant de saisir les opportunités offertes par le commerce international. 2. À ma connaissance, ni mon cabinet, ni moi-même, n'avons reçu de délégation se revendiquant provenir de Mons-Borinage; je n'ai reçu aucune revendication spécifique à cette partie du pays. |