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| Auteur | Sophie Thémont, PS (07262) |
| Département | Ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME |
| Sous-département | Classes moyennes, Indépendants,PME |
| Titre | L'accompagnement des PME face aux crises majeures et aux risques systémiques. |
| Date de dépôt | 13/01/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 13/02/2026 |
| Question |
Une récente enquête menée par l'École Royale Militaire, relayée par la Fédération des entreprises de Belgique, indique que seules 39 % des entreprises belges disposent aujourd'hui d'un processus avancé de gestion des risques face à des crises majeures telles que les cyberattaques, les défaillances des systèmes numériques, les tensions géopolitiques ou encore les ruptures de chaînes d'approvisionnement. Si ces constats concernent l'ensemble du tissu économique, ils interpellent particulièrement pour les PME et les indépendants, qui disposent de moyens humains, financiers et techniques bien plus limités que les grandes entreprises pour anticiper et gérer ce type de chocs. Or, ces PME constituent l'essentiel de l'emploi et de l'activité économique locale, et sont souvent les premières victimes de crises mal anticipées ou mal coordonnées. 1. Disposez-vous de données spécifiques concernant le niveau de préparation des PME et des indépendants face aux risques majeurs (cyberattaques, crises énergétiques, ruptures logistiques, catastrophes naturelles)? 2. Quels dispositifs publics existent actuellement pour accompagner spécifiquement les PME en matière de prévention, de formation et d'investissement dans la gestion des risques, notamment numériques? 3. Une évaluation a-t-elle été réalisée quant à l'accessibilité réelle de ces dispositifs pour les petites structures, en particulier les plus fragiles ou celles actives dans les secteurs à faible marge? 4. Envisagez-vous de renforcer le rôle de l'État et des pouvoirs publics comme soutien opérationnel aux PME en cas de crise majeure, afin d'éviter que celles-ci ne supportent seules les conséquences économiques et sociales de chocs systémiques qu'elles ne sont pas en mesure de maîtriser? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B042
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| Date publication | 19/02/2026, 20252026 |
| Réponse |
Les constats que vous mentionnez rejoignent des analyses récentes menées tant au niveau national qu'européen, qui mettent en évidence la vulnérabilité particulière des PME et des indépendants face à des crises majeures telles que les cyberincidents, les défaillances numériques, les tensions sur les chaînes d'approvisionnement ou les crises énergétiques. 1. À ce stade, il n'existe pas de base de données unique et exhaustive permettant de mesurer de manière transversale le niveau de préparation de l'ensemble des PME et des indépendants face aux différents types de crises majeures. Les analyses disponibles montrent toutefois une grande diversité de situations, avec des niveaux de préparation variables selon les secteurs, la taille des entreprises et leur degré de numérisation. 2. À cet égard, certaines actions existantes soutenues dans le cadre du Plan de relance et de résilience (PRR), notamment en matière de cybersécurité des PME (sensibilisation, accompagnement, renforcement des capacités), constituent des exemples concrets de mesures contribuant à renforcer la résilience opérationnelle des entreprises, en complément notamment des outils de gestion des risques et de continuité d'activité proposés par le SPF Économie, des actions de sensibilisation en cybersécurité menées en collaboration avec le Centre pour la Cybersécurité Belgique, ainsi que des mesures d'accompagnement portées par les régions dans le cadre de leurs compétences respectives. 3. L'accessibilité et la lisibilité de ces dispositifs font l'objet d'une attention continue, afin de mieux tenir compte des réalités des petites structures et de renforcer progressivement leur appropriation par les entreprises. 4. Cette approche s'inscrit dans le cadre du Plan PME, et plus particulièrement de la mesure 41 qui vise à renforcer la coordination de la gestion de crise et la résilience des PME dans la chaîne de valeur stratégique. Parallèlement, mon administration réfléchit à un plan d'action dont l'objectif est d'améliorer la cohérence, la lisibilité et l'accessibilité pour les entreprises des initiatives existantes en Belgique, sans créer de nouvelles obligations, ceci afin d'anticiper les risques disruptifs majeurs susceptibles d'affecter les PME. Ce plan se basera sur une méthode de travail structurée et progressive, tenant compte de la taille des entreprises, de leurs capacités opérationnelles et de leur exposition différenciée aux risques. Il se concentrera en priorité sur les risques identifiés comme critiques, notamment en matière de cybersécurité, de ruptures de chaînes d'approvisionnement et de défaillances techniques. Enfin, le SPF Économie poursuivra son rôle de coordination et de point de contact pour les entreprises, en s'appuyant sur les outils existants de gestion des risques et de continuité d'activité, et en lien avec les autorités compétentes et les initiatives européennes pertinentes. En cas de crise majeure, mon administration et moi-même participerons à la coordination structurelle de sa gestion entre autorités, afin d'assurer une information claire et ciblée des PME sur les instructions opérationnelles et les mesures de soutien fédérales existantes. |