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Bulletin n° : B042 - Question et réponse écrite n° : 0783 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre La surutilisation de l'IA dans le cadre d'autodiagnostic (QO 011804C).
Date de dépôt12/01/2026
Langue F
Publication question     B042
Date publication 19/02/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai13/02/2026

 
Question

L'utilisation croissante de chatbots et d'outils d'intelligence artificielle (IA), comme ChatGPT, pour évaluer des symptômes médicaux soulève des questions sur leur fiabilité et leur impact sur le système de santé. Si, dans le cas de Nyo, un enfant de 6 ans atteint d'une tumeur au cerveau, l'IA a permis une découverte suivie d'une prise en charge rapide et salvatrice, d'autres situations pourraient conduire à des visites inutiles aux urgences, saturant les services et générant des coûts évitables pour l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI). Alors que ces outils deviennent de plus en plus accessibles, il est crucial d'évaluer leur influence sur le comportement des patients, le nombre de consultations injustifiées, et les dépenses qui en découlent. 1. Disposez-vous de données sur le nombre de visites aux urgences ou de consultations médicales motivées par des diagnostics ou des conseils fournis par des outils d'IA, et quelle est la proportion de ces visites jugées non nécessaires a posteriori? 2. Quel est le coût estimé pour l'INAMI de ces consultations abusives ou évitables? 3. Quels sont les risques identifiés liés à l'utilisation de l'IA pour l'auto-diagnostic, notamment en termes de faux positifs, de faux négatifs, ou de stress inutile pour les patients et leurs familles? 4. Une étude ou un suivi épidémiologique est-il en cours pour mesurer l'impact de ces outils sur la fréquentation des services d'urgence et des cabinets médicaux? 5. Comment sensibiliser le grand public aux limites de l'IA en matière de santé et promouvoir une utilisation responsable de ces outils, sans décourager les consultations légitimes? Envisagez-vous une campagne d'information, l'apparition d'un message automatique en cas de recherche de symptômes ou des recommandations officielles à ce sujet? 6. Quelles collaborations sont envisagées avec les plateformes d'IA ou les développeurs d'applications médicales pour améliorer la précision des conseils donnés et réduire les risques de diagnostics erronés? Un encadrement réglementaire ou une certification des outils d'IA utilisés à des fins médicales est-il à l'étude en Belgique?