...
| Auteur | Rajae Maouane, ECOGR1 (08184) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Bilan du cessez-le-feu à Gaza (QO 011686C). |
| Date de dépôt | 15/01/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/02/2026 |
| Question |
Depuis le 10 octobre 2025, un cessez-le-feu est officiellement en vigueur dans la bande de Gaza. Mais les faits, documentés, racontent une tout autre réalité. En deux mois, près de 400 Palestiniens ont été tués, dont au moins 70 enfants, dans un contexte pourtant présenté comme une trêve. Plus de 95 % de la population est aujourd'hui confinée sur une portion réduite du territoire, dans des conditions de surpopulation extrême. Les pénuries de médicaments persistent, des nourrissons meurent de froid, et plus de 16.000 patients, dont 4.000 enfants, attendent une évacuation médicale qui n'arrive pas. Ce cessez-le-feu est qualifié de "fragile". En réalité, il est dépourvu de tout mécanisme de supervision crédible sur le terrain, ce qui permet des violations quotidiennes, sans sanctions, sans protection des civils. 1. Quelle est aujourd'hui la position officielle de la Belgique face à un cessez-le-feu qui ne protège pas les civils et qui permet des frappes unilatérales en toute impunité? 2. Face aux restrictions persistantes à l'aide humanitaire et aux évacuations médicales, quelles initiatives concrètes la Belgique a-t-elle prises ou compte-t-elle prendre pour garantir l'accès aux soins et la protection des populations civiles, en particulier des enfants? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B042
|
| Date publication | 19/02/2026, 20252026 |
| Réponse |
Comme je l'ai déjà indiqué précédemment, j'ai exprimé un soutien prudent à l'égard du plan présenté par le président Trump. Le cessez-le-feu a permis une baisse notable des combats et la libération de tous les otages, vivants et décédés, mais il demeure en effet extrêmement fragile et absolument insuffisamment protecteur pour les civils. La mise en oeuvre de la phase II du plan, entamée récemment, prévoit notamment la mise en place d'une autorité palestinienne de nature technocratique, le désarmement du Hamas, le déploiement d'une force internationale de stabilisation, la reconstruction de Gaza et le retrait progressif des forces israéliennes. Toutefois, l'absence à ce stade d'un mécanisme de supervision pleinement opérationnel sur le terrain continue de favoriser des violations répétées du cessez-le-feu, avec un impact humain inacceptable. La situation humanitaire à Gaza reste dramatique. L'aide humanitaire n'atteint toujours pas les populations civiles dans des volumes suffisants, notamment en raison d'une interprétation restrictive par Israël des biens à double usage. Les évacuations médicales demeurent largement insuffisantes au regard des besoins, en particulier pour les enfants. Les points de passage, y compris Rafah - certes réouvert récemment en partie - et Allenby, restent soumis à de fortes limitations. J'ai soulevé ces préoccupations de manière explicite notamment lors du dernier Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne et j'ai plaidé pour une réponse européenne plus ferme, fondée sur le respect du droit international humanitaire et la protection des civils. Parallèlement, la Belgique continue de défendre la nécessité du désarmement du Hamas, condition indispensable à une stabilisation durable et à la réussite de la phase II du plan. Enfin, nous poursuivons la mise en oeuvre des mesures adoptées par le Conseil des ministres le 12 septembre. Plusieurs sont en vigueur. Notamment l'évacuation médicale d'enfants depuis Gaza. J'ai rappelé à mes collègues la nécessité d'accélérer l'application de celles qui relèvent de leur compétence et qui ne sont pas pleinement opérationnelles. |