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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0514 - Législature : 56


Auteur Francesca Van Belleghem, VB (07887)
Département Ministre de l'Asile, de la Migration et de l'Intégration sociale, chargée de la Politique des Grandes Villes
Sous-département Asile, Migration, Intégration soc., Pol. Grandes Villes
Titre Le soutien suisse à Chypre.
Date de dépôt23/12/2025
Langue N
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai28/01/2026

 
Question

La Suisse s'est engagée à verser 10 millions de francs suisses (10,7 millions d'euros) pour soutenir la stratégie migratoire de Chypre. L'accord renforce la coopération bilatérale et comporte un volet de soutien financier et de support technique pour faire face à la pression migratoire à laquelle Chypre est confrontée en tant que pays situé aux frontières extérieures de l'UE. L'ambassadeur Krauskopf a qualifié ce financement d'acte de solidarité et a fait remarquer que Chypre est exposée à une pression migratoire considérable, en raison de sa situation géographique. Il a souligné que le soutien de la Suisse s'inscrit dans une stratégie européenne plus large visant à renforcer l'efficacité des systèmes migratoires. 1. Que pensez-vous de ce soutien à Chypre? 2. La Belgique a-t-elle conclu des accords similaires avec des pays européens qui sont en première ligne face à la crise migratoire? 3. Envisagez-vous de conclure de tels accords à l'avenir?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B044
Date publication 06/03/2026, 20252026
Réponse

1. Il appartient bien sûr à la Suisse de décider si elle accorde une aide financière ou technique à certains pays pour faire face à la pression migratoire. 2. Nous n'avons pas conclu d'accords similaires, mais comme vous le savez, cela n'est pas nécessaire. Comme vous le savez, le pacte européen sur l'asile et la migration prévoit un mécanisme de solidarité obligatoire mais flexible, qui vise précisément à soutenir les États membres confrontés à une forte pression migratoire au moyen de contributions de solidarité. 3. De tels accords bilatéraux ne sont donc pas nécessaires et ne seront pas conclus, étant donné qu'un cadre européen existe déjà. Dans ce cadre, la Belgique a déjà pris des engagements de solidarité sous la forme d'une contribution financière lors du dernier Conseil JAI du 8 décembre 2025. Cette contribution sera versée aux États membres qui ont été désignés par la Commission européenne comme étant soumis à une pression migratoire en raison de leur situation spécifique et de leur situation géographique à la frontière extérieure. Les contributions de solidarité ne pourront être appliquées qu'à partir du 12 juin 2026, dès que le Pacte européen sur l'asile et la migration entrera en vigueur. À partir de cette date, les États membres bénéficiaires (Italie, Grèce, Chypre et Espagne) pourront donc faire appel à la solidarité pour répondre à leurs besoins. La Belgique a résolument choisi de ne pas procéder à des relocalisations, mais d'assumer sa part de solidarité obligatoire par des contributions financières. Cela permet à ces États membres de prendre des mesures structurelles pour renforcer le système d'asile et de migration, ce qui profite à notre pays et à l'ensemble de l'UE. Dans cette optique, je comprends donc le choix de la Suisse de soutenir financièrement un État membre situé à la frontière extérieure.