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| Auteur | Patrick Prévot, PS (06967) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | Le maintien de Windows 10 jusqu'à octobre 2026 (QO 012354C). |
| Date de dépôt | 28/01/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 27/02/2026 |
| Question |
Le 14 octobre 2025, Microsoft annonçait stopper les mises à jour du système d'exploitation Windows 10. Cette décision unilatérale plongeait 400 millions d'ordinateurs à travers le monde, ordinateurs de particuliers, d'administrations publiques et d'entreprises, dans la vulnérabilité à l'heure où les escroqueries en ligne, la cybercriminalité et les attaques hybrides n'ont jamais été aussi intenses. Face à la colère des utilisateurs, Windows avait finalement décidé de postposer sa décision d'une année, ce qui nous amène à octobre 2026. Ce sursis ne doit pas nous faire oublier le non-sens économique et écologique de la décision prise par Windows et qui reste toujours d'actualité pour cette année. La coalition No Tax Windows (regroupant 22 organisations) continue d'appeler au maintien des mises à jour de sécurité non payantes de Windows 10 à minima jusqu'à 2030. 1. Dans votre réponse à ma question écrite n° 309 du 30 septembre 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2025-2026, n° 26) vous me communiquiez que l'idée d'un cadre réglementaire fixant une durée minimale de support des systèmes d'exploitation et une obligation d'information claire et anticipée mérite d'être examinée: cette idée peut-elle faire l'objet d'un examen au sein des États membres de l'Union européenne? Au niveau européen, une action collective peut-elle être engagée d'ici le mois d'octobre 2026? Avez-vous ou comptez-vous consulter vos homologues européens sur cette question? 2. Dans votre réponse, vous me faisiez également savoir que vous comptiez vous concerter avec le SPF Stratégie et Appui, en charge de la transformation numérique de l'administration fédérale, pour un éventuel recensement des postes de travail restants et concernés par la décision de Windows afin d'identifier toutes les solutions possibles et d'en estimer les coûts: ce recensement est-il en cours ou bien va-t-il être effectué? Si tel est le cas, quand pouvons-nous y avoir accès? Si l'idée d'un recensement n'a pas été retenu, pouvez-vous en expliquer les motifs? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B041
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| Date publication | 10/02/2026, 20252026 |
| Réponse |
La décision de Microsoft, qui touche des centaines de millions d'ordinateurs dans le monde, pose en effet des enjeux importants tant en matière de cybersécurité que de soutenabilités économique et environnementale. Je tiens toutefois à rappeler, comme je l'ai indiqué dans ma réponse à votre question écrite n° 309 du 30 septembre 2025, que la Belgique, à elle seule, ne peut contraindre une entreprise mondiale telle que Microsoft (Questions et Réponses, Chambre, 2025-2026, n° 26). Notre capacité d'action s'exerce avant tout au niveau européen. Une action collective des États membres est, à mes yeux, le meilleur moyen de réellement peser sur une décision de cette ampleur. J'entretiens des contacts réguliers avec mes homologues européens dans le domaine IT, dans le cadre de partenariats européens. J'ai mandaté le SPF Stratégie et Appui (BOSA) d'examiner la possibilité d'une action commune au niveau européen afin de fixer une durée minimale de support pour les systèmes d'exploitation. S'agissant de l'impact pour les administrations fédérales, la protection des agents de l'État et la continuité des services publics demeurent ma priorité absolue. À cet égard, il est important de souligner que la majorité des appareils du SPF BOSA étaient déjà compatibles avec Windows 11. Seul un nombre limité de PC qui n'étaient plus conformes sur le plan technique devra être remplacé. Enfin, le SPF BOSA, en charge de la transformation numérique de l'administration fédérale, doit encore procéder à un recensement des postes de travail restant concernés par la fin du support de Windows 10 afin d'identifier les différentes solutions possibles et d'en estimer les coûts. Ce travail, qui porte sur l'ensemble de l'administration fédérale, est par nature complexe et s'inscrit dans un processus de longue haleine. Je ne dispose dès lors pas, à ce stade, de chiffres consolidés, mais les informations disponibles seront communiquées au Parlement dès qu'elles auront été suffisamment établies. |