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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0794 - Législature : 56


Auteur Dorien Cuylaerts, N-VA (07746)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre La sécurité dans les grandes gares belges.
Date de dépôt18/12/2025
Langue N
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai28/01/2026

 
Question

Le 6 août 2025, j'ai adressé la question écrite n° 455 concernant la sécurité à la gare de Bruxelles-Midi (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 26). Cette gare est depuis longtemps connue comme un point névralgique en matière de nuisances et d'insécurité. Afin de pouvoir établir une comparaison pertinente avec d'autres grandes gares du pays, je souhaiterais obtenir des informations sur la situation sécuritaire dans plusieurs autres pôles ferroviaires: Bruxelles-Nord, Bruxelles-Central, Gand-Saint-Pierre, Anvers-Central, Louvain et Liège-Guillemins. 1. Combien d'interventions Securail ont été effectuées dans chacune des six gares susmentionnées? Pourriez-vous fournir un aperçu mensuel couvrant les cinq dernières années et jusqu'à une date aussi récente que possible, ventilé par gare? 2. Combien de fois un membre du personnel de Securail a-t-il été mis en incapacité de travail à la suite d'une intervention dans l'une de ces gares au cours de la même période? Pourriez-vous fournir un aperçu annuel du nombre de cas, ainsi que du total des heures d'incapacité de travail, ventilé par gare? 3. Combien d'agents Securail sont présents en permanence chaque jour dans chacune des gares mentionnées? Pourriez-vous fournir un aperçu de l'évolution de ces effectifs au cours des cinq dernières années, jusqu'à une date aussi récente que possible, également ventilé par gare?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B045
Date publication 13/03/2026, 20252026
Réponse

Comme je vous l'ai déjà indiqué en réponse à vos questions écrites n° 462 du 6 août 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 25) et n° 463 du 6 août 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-205, n° 26) les agents de Securail sont déployés par zone et non par gare. Le déploiement est ajusté quotidiennement sur la base des incidents enregistrés et des signalements, et des patrouilles sont envoyées vers les points chauds ou les lignes à risque. Ainsi, en 2024, 41.880 trains ont été accompagnés par du personnel Securail, au cours desquels 36.787 interventions ont été effectuées. Si l'on met ces chiffres en perspective, on constate qu'il y a des cas d'agression dans 2 % de l'ensemble des interventions. La plupart des interventions ont lieu dans les gares et, dans certains cas, impliquent des actes d'agression. En 2024, les agents Securail ont rempli 744 formulaires post-agression. Pour le personnel du Corporate Security Service, l'absentéisme a atteint 11,28 % en 2024. La SNCB publie exclusivement des chiffres annuels afin de pouvoir fournir une image suffisamment représentative et consolidée sur une période plus longue. Étant donné que l'évaluation de l'année 2025 n'est pas encore finalisée, aucune donnée n'est disponible à ce stade. Je vous renvoie à ma réponse à la question n° 155 du 19 mars 2025 pour les chiffres de 2024 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 17). La sécurité dans et autour des gares est une responsabilité partagée. Chaque partenaire a sa propre mission: la police se concentre sur les infractions pénales, l'Office des étrangers (OE) sur les personnes sans documents de séjour valides, De Lijn sur les resquilleurs dans les trams et bus, et Securail sur le respect de la législation ferroviaire et la sécurité sur le domaine ferroviaire. Tout comme les services de police, le personnel assermenté de la SNCB dresse des procès-verbaux lors de la constatation d'infractions à la loi sur la police des chemins de fer. Ces infractions sont réparties en deux grandes catégories: celles qui, plus commerciales, concernent les titres de transport, et celles qui concernent les nuisances sur le domaine ferroviaire. En introduisant les procès-verbaux dans la banque de données policière ANG, nous obtenons une image aussi précise que possible des phénomènes, ce qui permet notamment aux autorités judiciaires de tenir compte de tous les faits commis par des récidivistes. Malheureusement, seuls les services de police ont accès à l'ANG. Pour une image complète et correcte de la criminalité et des infractions pénales, je vous invite à soumettre votre question à mon collègue des Affaires intérieures.