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| Auteur | Peter Buysrogge, N-VA (06030) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | La destruction d'un Oreshnik (QO 010023C). |
| Date de dépôt | 06/01/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 06/02/2026 |
| Question |
Il y a un an, le président russe Poutine annonçait, non sans une certaine fierté, la fabrication du missile Oreshnik, présenté comme le fleuron de l'innovation militaire russe dans le domaine des missiles balistiques. Ce missile, capable d'emporter une charge nucléaire, atteindrait des vitesses très élevées et disposerait d'une portée de plusieurs milliers de kilomètres. Le président de la Fédération de Russie affirmait dès lors que, selon lui, les armes nucléaires en tant que telles n'étaient plus nécessaires, le missile étant réputé impossible à intercepter et capable d'atteindre toute cible en Europe. L'Oreshnik aurait été utilisé pour la première fois le 21 novembre 2024 contre la ville ukrainienne de Dnipro. Le service de sécurité ukrainien, le SBU, indique à présent avoir détruit sur le territoire russe l'un des trois Oreshnik qui existeraient, selon ses estimations. 1. The Financial Times a rapporté précédemment que la Fédération de Russie recherchait des ingénieurs et techniciens occidentaux susceptibles de contribuer à la construction de ce missile. Avez-vous connaissance de ressortissants occidentaux qui auraient, dans ce contexte, fait l'objet d'une attention particulière des services de sécurité, ces profils étant apparemment cruciaux pour la production de l'Oreshnik? 2. Existe-t-il des indications selon lesquelles, à l'instar de ce qui serait le cas pour certains drones russes, des composants de ce missile seraient fournis par la République populaire de Chine et/ou la République islamique d'Iran? 3. Existe-t-il des indications selon lesquelles des composants de ce missile seraient fournis par des entreprises occidentales? La mention de l'implication passée de sociétés telles que Fanuc, Siemens et Heidenhain comme fournisseurs d'équipements a-t-elle conduit à de quelconques mesures? 4. Pouvez-vous confirmer qu'un exemplaire de l'Oreshnik a effectivement été neutralisé? Existe-t-il des indications quant au nombre d'unités de ce type qui auraient été produites? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B041
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| Date publication | 10/02/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. La Russie tente activement de transférer des biens et des technologies de pointe via des réseaux qui contournent les sanctions internationales, afin de soutenir leur industrie de défense. 2. La Défence ne dispose pas d'indices concrets et tangibles démontrant que des composants destinés à l'Oreshnik sont fournis par la Chine ou l'Iran. Compte tenu de la présence de composants chinois dans d'autres systèmes d'armes russes, il est possible que la Chine fournisse des systèmes qui sont également utilisés pour l'Oreshnik L'utilisation de machines-outils chinoises (plus précisément des machines commandées par ordinateur) pour la construction du missile est probable. La présence de composants iraniens dans l'Oreshnik semble peu probable. 3. La Défense ne dispose d'aucune information sur des composants spécifiques de l'Oreshnik fabriqués par des entreprises occidentales. La Russie dépend fortement des importations de machines-outils étrangères pour le bon fonctionnement de son industrie. En contournant les sanctions sur l'exportation de machines occidentales (y compris leurs pièces de rechange et leurs manuels) et en passant ensuite à des machines chinoises de qualité inférieure, la Russie peut maintenir son parc de machines opérationnel. 4. En raison du caractère confidentiel de certaines informations, la réponse se limitera aux éléments mentionnés. |