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Question et réponse écrite n° : 0338 - Législature : 56


Auteur Koen Metsu, N-VA (06591)
Département Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur
Sous-département Défense, Commerce ext.
Titre Les candidatures par voie numérique à la Défense (QO 010138C).
Date de dépôt06/01/2026
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai06/02/2026

 
Question

Un récent article de Follow the Money révèle que des entreprises technologiques américaines telles que Google, Amazon, Cloudflare et Microsoft suivent activement les candidatures adressées en ligne aux Pays-Bas au Service général des renseignements et de la sécurité (AIVD) et au Service des renseignements militaires (MIVD). Ainsi, aux Pays-Bas, toute personne qui postule en ligne auprès de ces services de renseignements partagerait, apparemment à son insu, des données personnelles avec des géants technologiques américains. Cela s'expliquerait par l'utilisation pour ces pages de candidature de traceurs externes et de services d'hébergement externes appartenant à ces entreprises. C'est ce qu'affirme le journaliste d'investigation néerlandais Daniël van Kessel, spécialiste de cette question. La pratique habituelle à la Défense belge consiste à gérer les candidatures en grande partie en ligne, avec un recours possible à des services numériques externes, ce qui soulève des questions de confidentialité comparables à celles observées aux Pays-Bas pour l'AIVD et le MIVD. La Défense belge propose, par l'entremise de son site officiel et de la plateforme travaillerpour.be, un large éventail de postes vacants, du soldat au cyberexpert. Les candidats belges pourraient, sans le savoir, laisser des traces numériques susceptibles d'être captées par des tiers. 1. Avez-vous connaissance de cette enquête de Follow the Money? Quelles conclusions en tirez-vous, sur la base des informations dont vous disposez? 2. Comment se déroulent les candidatures à la Défense belge? Sont-elles traitées principalement de manière numérique, par courrier ou sur des canaux sécurisés? 3. La Défense belge recourt-elle à des entreprises technologiques américaines telles que Google, Amazon, Cloudflare, Microsoft, ou à d'autres, pour le traitement des candidatures numériques? 4. Dans ce cadre, des services externes d'hébergement, d'analyse (analytics) ou de cloud sont-ils utilisés au sein de la Défense belge? 5. La Défense prend-elle des mesures afin d'éviter que des données de candidature ne parviennent à des entreprises technologiques étrangères? 6. Des normes sont-elles actuellement en cours d'élaboration en matière de recrutement numérique sécurisé au sein de la Défense et des services de renseignements? 7. Comment la Défense, en collaboration avec le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS/ADIV), garantit-elle que les procédures de candidature numériques pour des fonctions sensibles ne présentent aucun risque pour la vie privée et la sécurité des candidats potentiels? 8. Quel rôle attribuez-vous à la Défense belge dans la protection de la vie privée numérique des citoyens et des candidats, à une époque de dépendance croissante à l'égard d'entreprises technologiques étrangères?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Réponse

1. Nous avons pris connaissance des informations diffusées, mais nous ne disposons d'aucun élément indiquant que la procédure de recrutement belge serait exposée de manière similaire. 2. Au sein de la Défense, ce processus se déroule de manière hybride. Les candidats s'inscrivent en ligne via www.mil.be et la plateforme Oracle Recruitment Cloud, après quoi l'inscription et la sélection sont effectués physiquement par des membres du personnel de la Défense. 3. Pour les inscriptions numériques, la Défense n'utilise aucun service de sociétés américaines. 4. La Défense collabore avec les sociétés Capgemini et Smals pour la gestion du recrutement et de la sélection. Capgemini gère la plateforme Oracle Recruitment Cloud. 5. Les données des candidats sont traitées exclusivement dans le cadre de la sélection, sous la supervision d'un data protection officer, et sécurisées via des réseaux internes et une authentification à deux facteurs dans le respect du Règlement général sur la protection des données. 6 et 7. La Défense continue d'investir dans un recrutement numérique sécurisé, développe des normes internes et évite toute dépendance envers des fournisseurs étrangers en collaborant avec des partenaires européens et une infrastructure robuste. En ce qui concerne les candidatures via travaillerpour.be, je vous renvoie au ministre de la Fonction publique.