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Question et réponse écrite n° : 0325 - Législature : 56


Auteur Mathieu Michel, MR (07782)
Département Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur
Sous-département Défense, Commerce ext.
Titre Migration vers le cloud.
Date de dépôt17/12/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai22/01/2026

 
Question

À l'instar de nombreuses armées, américaine, australienne ou britannique, l'armée belge serait en voie de migrer certains de ses services vers le cloud afin de renforcer sa protection cyber. Selon certaines sources, plus de 61 millions d'euros ont été alloués pour ce projet. 1. Pouvez-vous confirmer que cette migration est en cours? 2. Quels types de services ou de données militaires sont concernés par cette migration vers le cloud? 3. Quelles garanties opérationnelles et de cybersécurité sont mises en place (chiffrement, segmentation, fournisseur, lieu de stockage)? 4. Quelle est la feuille de route de cette migration et comment sera assurée la continuité opérationnelle pendant cette transition?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Réponse

1. Une migration vers la technologie cloud est en cours dans le cadre du projet Cyber Resilience. Ce projet vise à renforcer la résilience et la sécurité des systèmes d'information de la Défense. La migration vers la plateforme Azure s'inscrit dans le principe Cloud Technology First appliqué dans une logique Cloud Smart, ce qui signifie que la Défense conserve la liberté de choisir le type de cloud (public, privé, hybride ou on-premises) en fonction des besoins opérationnels, organisationnels et techniques. 2. La migration concerne uniquement des données non-sensibles et non-classifiées. L'objectif est d'améliorer l'efficacité et la disponibilité des services tout en respectant les exigences de sécurité. 3. La Défense applique des mesures strictes de cybersécurité conformes aux standards internationaux et aux réglementations belges et européennes. Ces mesures incluent le chiffrement des données en transit et stockées, la segmentation des environnements pour limiter les risques, le choix du fournisseur basé sur des critères de conformité et de sécurité et la localisation des données dans des centres de données répondant aux exigences légales et contractuelles. Ces garanties visent à assurer la confidentialité, l'intégrité et la disponibilité des services migrés. 4. La migration s'inscrit dans une feuille de route globale du projet Cyber Resilience. Elle représente seulement une partie du projet et du budget global. La transition est planifiée pour être achevée dans un délai de dix-huit mois après la notification du marché. Pendant cette période, la continuité opérationnelle est garantie par une approche progressive et contrôlée, des mécanismes de redondance et de sauvegarde ainsi qu'une coordination étroite entre les équipes techniques et opérationnelles pour éviter toute interruption des services critiques.