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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0769 - Législature : 56


Auteur Sophie Thémont, PS (07262)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre L'augmentation des incapacités de travail pour raisons psychologiques chez les jeunes.
Date de dépôt07/01/2026
Langue F
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai06/02/2026

 
Question

Une analyse récente des Mutualités Libres, portant sur 2,3 millions d'affiliés, montre une hausse très marquée des incapacités de travail pour raisons psychologiques chez les jeunes. En 2024, 39 % des nouvelles incapacités parmi les 18-34 ans relevaient de troubles psychosociaux (burn-out, dépression, stress, anxiété), contre 30 % chez les travailleurs plus âgés. Depuis 2018, la part de ces troubles a augmenté de 35 % dans cette tranche d'âge, avec une progression particulièrement forte du burn-out (+136 %). Ces pathologies représentent désormais un quart de toutes les nouvelles incapacités chez les jeunes, et entraînent un risque accru d'invalidité (14 % en moyenne, jusqu'à 22 % pour les dépressions). Les employés semblent les plus touchés: en 2024, 45 % des jeunes employés entrant en incapacité le faisaient pour des raisons psychosociales. 1. Quelles sont les données récentes de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité concernant les incapacités de travail pour raisons psychosociales chez les 18-34 ans (évolution, durée, répartition par statut professionnel)? 2. Disposez-vous d'éléments indiquant une surreprésentation des jeunes parmi les entrées en invalidité liées à ces troubles? 3. Vos services ont-ils réalisé ou commandé une évaluation des facteurs de risque (organisation du travail, télétravail, hyperconnectivité, précarité, conditions d'emploi) contribuant à cette hausse? 4. Où en est la mise en oeuvre des trajets de soins spécifiques pour le burn-out et la dépression? Des indicateurs intermédiaires sont-ils disponibles? 5. Une coordination interfédérale en matière de santé mentale des jeunes est-elle envisagée, comme l'appellent les Mutualités Libres?