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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0768 - Législature : 56


Auteur Sophie Thémont, PS (07262)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Le renoncement aux soins de santé pour raisons financières chez les étudiants.
Date de dépôt07/01/2026
Langue F
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai06/02/2026

 
Question

Une enquête récente de Solidaris révèle qu'en 2024, près d'un étudiant sur deux (47 %) a renoncé à au moins un soin de santé pour des raisons financières. Ce taux est en forte augmentation (+5 points en un an et +21 points en onze ans). La santé mentale est particulièrement concernée: 26 % des étudiants déclarent avoir renoncé à un soin psychologique ou psychiatrique en raison de son coût, soit une hausse de 10 points en un an. Ces chiffres s'inscrivent dans une tendance plus large, puisque 41 % de la population a renoncé à au moins un soin au cours des douze derniers mois, avec des taux encore plus élevés chez certains publics vulnérables. Ils soulèvent de sérieuses questions quant à l'accessibilité financière effective des soins, en particulier pour les jeunes et les étudiants. 1. Disposez-vous de données récentes de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité ou du SPF Santé publique concernant le renoncement aux soins pour raisons financières chez les étudiants, notamment en matière de santé mentale? 2. Ces données confirment-elles l'augmentation observée ces dernières années et permettent-elles d'identifier les soins les plus concernés? 3. Pouvez-vous préciser le nombre d'étudiants bénéficiant actuellement du remboursement des soins psychologiques de première ligne, ainsi que la proportion ayant atteint le plafond de séances remboursées? 4. Envisagez-vous des mesures complémentaires afin d'améliorer l'accessibilité financière des soins pour les étudiants, notamment en santé mentale (extension des remboursements, adaptation des limites d'âge, renforcement du tiers payant ou du statut BIM)?