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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0765 - Législature : 56


Auteur Anne Pirson, LENGAG (08125)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Pauvreté infantile. - Réponses fédérales face aux constats alarmants de l'UNICEF (QO 011071C).
Date de dépôt06/01/2026
Langue F
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai06/02/2026

 
Question

L'UNICEF a récemment publié un rapport particulièrement préoccupant: un enfant sur dix en Belgique vit en situation de privations sévères, et près d'un enfant sur cinq demeure aux portes de la pauvreté ou de l'exclusion sociale. Ces chiffres rappellent l'ampleur des défis à relever, notamment pour les publics les plus vulnérables: familles monoparentales, enfants en situation de handicap, enfants réfugiés ou vivant dans des conditions de logement précaires. Qu'un tel niveau de privation touche encore des enfants en 2025, dans un État social actif comme le nôtre est un signal d'alarme grave. Le rapport souligne également que les pressions économiques, climatiques et sociales actuelles risquent d'accentuer davantage ces fragilités. Même si la lutte contre la pauvreté infantile relève d'une compétence transversale mobilisant les régions, les communautés et les pouvoirs locaux, le niveau fédéral joue un rôle essentiel via différents leviers et le soutien aux familles particulièrement exposées. À ce titre, les constats de l'UNICEF interpellent directement nos politiques fédérales. 1. Comment analysez-vous les constats formulés par l'UNICEF au regard des leviers spécifiquement fédéraux? Disposez-vous d'éléments permettant d'évaluer l'évolution des privations sévères chez les enfants? 2. Dans votre note de politique générale 2025, vous rappeliez à raison que la Belgique s'était engagée, dans le cadre de la "Garantie européenne pour l'enfance", à sortir au moins 93.000 enfants du risque de pauvreté d'ici 2030. Vous indiquiez également qu'un plan d'action national est coordonné par vos services, en collaboration étroite avec les entités fédérées, et qu'il prévoit le développement d'indicateurs, de données et de dispositifs de suivi. Pouvez-vous préciser l'état d'avancement de ce plan, la méthodologie retenue pour mesurer les progrès réalisés, ainsi que les premières actions concrètes mises en oeuvre ou en préparation pour atteindre cet objectif ambitieux?