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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0764 - Législature : 56


Auteur Marie Meunier, PS (07810)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Le rapport des Nations Unies sur le populisme d'extrême droite et l'avenir de la protection sociale (QO 010719C).
Date de dépôt06/01/2026
Langue F
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai06/02/2026

 
Question

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur l'extrême pauvreté et les droits humains, Olivier De Schutter, a récemment présenté à l'assemblée générale un rapport particulièrement préoccupant sur les effets des réformes de la protection sociale menées dans de nombreux pays. Selon lui, les coupes dans les dispositifs de soutien et la généralisation de mécanismes punitifs - tels que la conditionnalité accrue, la surveillance algorithmique ou l'obligation d'accepter des emplois inadaptés sous menace de sanctions - alimentent la défiance à l'égard des institutions publiques et nourrissent la montée de l'extrême droite. Il souligne que ces systèmes, loin de réduire la pauvreté, contribuent à accroître l'insécurité économique, à stigmatiser les personnes vivant dans la pauvreté et à renforcer un sentiment d'abandon. Il rappelle également que la protection sociale doit être considérée comme un droit humain fondamental et non comme une faveur accordée sous conditions strictes. 1. Au regard de ce rapport, comment évaluez-vous les effets que vont produire les réformes adoptées ou envisagées par le gouvernement (réforme du chômage, réforme en matière d'aide sociale, réintégration des malades de longue durée, etc.), notamment en termes de stigmatisation et de défiance à l'égard des institutions publiques? 2. Comptez-vous, en tant que ministre en charge de la Lutte contre la pauvreté, encore défendre une protection sociale en Belgique accessible, universelle et fondée sur les droits, et qu'elle ne bascule pas vers des pratiques punitives susceptibles d'accentuer la pauvreté et d'alimenter le ressentiment social? 3. Envisagez-vous, à la lumière de ce rapport, de renforcer les mécanismes de participation des personnes en situation de pauvreté dans l'élaboration des politiques sociales, afin que celles-ci répondent réellement à leurs besoins et évitent de créer un terrain propice aux discours extrémistes? Comment les personnes en situation de pauvreté, via les experts de la pauvreté et les associations de terrain, ont-elles été associées aux discussions relatives aux réformes que je viens de mentionner?