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Bulletin n° : B041 - Question et réponse écrite n° : 0752 - Législature : 56


Auteur Dominiek Sneppe, VB (O1330)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre La concentration des dépenses de santé auprès d'un faible pourcentage de la population (QO 009937C).
Date de dépôt22/12/2025
Langue N
Publication question     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai28/01/2026

 
Question

Selon les chiffres récents de l'Agence InterMutualiste (AIM), pas moins de 58 % de l'ensemble des dépenses de l'assurance maladie ont été consacrées en 2022 à seulement 5 % de la population. Cette proportion est en hausse depuis dix ans: elle n'était encore "que" de 53 % en 2012. Au total, 37,2 milliards d'euros ont été dépensés en 2022 pour les soins de santé et les médicaments, dont 21,5 milliards pour ce groupe restreint de patients. Les dépenses pharmaceutiques sont particulièrement concentrées: 73,5 % des coûts liés aux médicaments sont consacrés à 5 % de la population. Les tickets modérateurs sont également répartis de manière inégale: près de 30 % des dépenses en tickets modérateurs sont imputables à ce groupe de patients nécessitant des soins intensifs, contre 25 % il y a dix ans. Ces chiffres soulèvent de sérieuses questions quant à l'efficacité, l'équité et la soutenabilité de notre système de soins. Si une part croissante des ressources est absorbée par un nombre limité de patients, il est essentiel de comprendre les mécanismes sous-jacents: s'agit-il de traitements innovants coûteux, du vieillissement de la population, de structures de soins inefficaces ou encore de disparités régionales dans l'utilisation des services de santé? 1. Comment expliquez-vous la concentration croissante des dépenses de santé sur un groupe limité de patients? La considérez-vous comme une évolution normale ou comme le signe d'un déséquilibre croissant dans le système? 2. Quelles pathologies ou quels groupes de patients sont principalement concernés? Disposez-vous d'une ventilation régionale de cette concentration pour la Flandre, Bruxelles et la Wallonie ? 3. Les dépenses en médicaments étant particulièrement concentrées, comment évaluez-vous le rapport coût-efficacité des traitements les plus onéreux? Estimez-vous que la position de négociation des pouvoirs publics face au secteur pharmaceutique est suffisamment solide? 4. Quelles mesures politiques envisagez-vous pour atténuer cette concentration croissante, par exemple, un renforcement de la prévention, une meilleure coordination des soins ou une transparence accrue des dépenses par région?