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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | La plateforme TRIO (QO 011476C). |
| Date de dépôt | 18/12/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B041
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| Date publication | 10/02/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 28/01/2026 |
| Question |
J'ai été alerté par ma collègue, la député wallonne Caroline Taquin, à propos de votre collègue, le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters, qui a récemment indiqué qu'il serait possible de remettre 100.000 personnes en incapacité de longue durée au travail d'ici 2029, en misant notamment sur la nouvelle plateforme fédérale TRIO pour améliorer la coordination entre le médecin traitant, le médecin conseil des mutualités et le médecin du travail dans le cadre des trajets de retour au travail. Ces déclarations suscitent de nombreux espoirs mais aussi des questions quant au rôle de l'autorité fédérale, à la gouvernance de TRIO et aux garanties offertes aux patients. 1. Sur quelles données et quelles projections fédérales repose, selon vous, la perspective de remettre 100.000 malades de longue durée au travail d'ici 2029, et comment ce chiffre se décline-t-il par entité fédérée, notamment pour la Wallonie? 2. Pouvez-vous détailler la manière dont le niveau fédéral a associé les entités fédérées, et en particulier le ministre wallon de la Santé, à la conception, au pilotage et à l'évaluation de la plateforme TRIO, compte tenu de l'impact direct de cet outil sur les professionnels de terrain et les patients dans les régions? 3. Quelles garanties concrètes pouvez-vous donner pour que TRIO soit avant tout un instrument d'accompagnement et de soutien au patient, et non un outil de contrôle conduisant à des pressions indues ou à des sanctions à l'égard des personnes en incapacité de longue durée, notamment celles souffrant de pathologies chroniques ou de troubles psychiques? 4. Comment tenez-vous compte, dans la mise en oeuvre de TRIO et des trajectoires de retour au travail, du manque de médecins généralistes, de médecins du travail, de professionnels de la santé mentale et de dispositifs d'emploi adapté dans certaines régions, en particulier en Wallonie, afin d'éviter que les objectifs chiffrés ne se traduisent en injonctions irréalistes pour les patients et pour les soignants? 5. Quelles données spécifiques relatives à TRIO (nombre de dossiers ouverts, caractéristiques des patients, taux de retour au travail durable, abandons, impact sur les exclusions de revenus de remplacement, satisfaction des patients et des professionnels) entendez-vous publier de manière régulière et ventilée par entité fédérée, afin de garantir la transparence du dispositif et de permettre aux parlements fédéral et régionaux de suivre l'évolution de la situation des malades de longue durée? |