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Question et réponse écrite n° : 0685 - Législature : 56


Auteur Dimitri Legasse, PS (O1078)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La situation chez GSK (QO 010173C).
Date de dépôt22/12/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai28/01/2026

 
Question

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'une entreprise wallonne dont toute la Belgique peut être fière. Il s'agit de GSK, premier employeur privé de Wallonie, avec plus de 8.000 personnes employées sur ses sites de Wavre, Genval et Rixensart. Au niveau mondial, l'entreprise se porte bien. Elle vient encore d'annoncer de brillants résultats pour le troisième trimestre de son exercice. On pourrait penser que tout se passe donc bien dans le meilleur des mondes. Malheureusement, ce n'est pas le cas en Wallonie si on en croit les syndicats. Non seulement GSK n'engage plus mais l'entreprise a aussi cessé d'engager des intérimaires. Une nouvelle organisation de travail a été mise en place pour plus de flexibilité. Des femmes seules avec enfants se voient obligées d'accepter des horaires décalés sous peine d'être licenciées, p. ex. Par ailleurs, le groupe a annoncé un investissement de 30 milliards de dollars aux États-Unis pour y augmenter sa capacité de production. Cela fait donc craindre un transfert d'activité des filiales wallonnes vers les États-Unis, avec les conséquences que l'on peut imaginer sur l'emploi. 1. Avez-vous été en contact avec votre homologue wallon sur ce sujet? Dois-je vous rappeler que, en 2024, ce sont quelque 462 millions d'euros d'argent public, donc de nos impôts, qui ont été versés à GSK pour l'aide à la recherche, l'aide à l'emploi et d'autres soutiens? 2. Les syndicats sont évidemment inquiets et le font savoir. Vous ne les portez pas dans votre coeur mais ils sont aussi là pour tirer la sonnette d'alarme et attirer votre attention. Doit-on craindre pour l'avenir de l'entreprise? Comptez-vous, ou votre homologue wallon, rencontrer la direction de GSK?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B041
Date publication 10/02/2026, 20252026
Réponse

J'ai tout comme vous, pris connaissance des plans de GSK visant à étendre leur production aux États-Unis. La Belgique demeure une terre favorable aux investissements du secteur pharmaceutique. Cette attractivité est le résultat de plusieurs facteurs structurants: incitants à la recherche et l'innovation, politique vigoureuse en faveur des essais cliniques se basant sur une grande expertise technique des autorités, ou encore vivier de talents hautement qualifiés. Ces éléments constituent des atouts majeurs, qui ont permis à notre pays de développer un écosystème biopharmaceutique solide, créateur d'emplois de qualité et moteur de croissance. Je reste convaincu que ces atouts - en grande partie non-délocalisables - continueront de faire de la Belgique l'un des leaders mondiaux dans le secteur de la biotech et du biopharma. Je poursuivrai mes efforts pour consolider ce positionnement stratégique et renforcer la compétitivité de notre économie dans un contexte international de plus en plus concurrentiel. À cet égard, je prévois notamment de simplifier un ensemble de procédures afin de permettre aux entreprises pharmaceutiques de mettre plus rapidement leurs produits sur le marché belge. Je soutiens également au niveau européen une position volontariste dans le cadre de réformes importantes pour la protection de l'innovation dans le secteur biopharmaceutique. À la suite d'un contact avec (le cabinet de) mon collègue, le ministre Jeholet, ministre de l'Emploi en Région wallonne, j'ai été informé que la direction de GSK aurait confirmé qu'aucun licenciement collectif n'est envisagé à ce stade, ni une délocalisation. Les récents investissements annoncés aux États-Unis seraient quant à eux, pour la majorité, destinés à répondre aux besoins du marché local.