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| Auteur | Ludivine Dedonder, PS (06336) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Les ustensiles de cuisine en plastique noir. |
| Date de dépôt | 18/12/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B041
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| Date publication | 10/02/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 28/01/2026 |
| Question |
Une étude récente met en lumière des préoccupations importantes concernant les ustensiles de cuisine en plastique noir, très répandus dans les foyers belges. S'ils sont prisés pour leur prix, leur légèreté et leur résistance apparente, leur composition soulève toutefois de sérieuses questions de sécurité. Selon cette analyse, de nombreux ustensiles en plastique noir seraient fabriqués à partir de plastiques recyclés dont l'origine n'est pas contrôlable, notamment des déchets électroniques (télévisions, ordinateurs, télécommandes, etc.). Ces matériaux peuvent contenir: - des retardateurs de flamme bromés; - des phtalates et autres perturbateurs endocriniens; - des hydrocarbures aromatiques polycycliques; - des métaux lourds; - des PFAS; - ainsi que du noir de carbone, classé par le CIRC comme "peut-être cancérogène" (groupe 2B). Ces substances ne sont pas censées entrer en contact avec des aliments, mais peuvent migrer lors de l'usage normal: chaleur, frottements, contact prolongé, aliments gras ou acides, vieillissement du matériau. Si les 17 produits testés respectent formellement les limites européennes, l'étude met en évidence que: - la détection de retardateurs de flamme dans certains ustensiles pourrait indiquer l'utilisation de plastiques issus de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE); - des produits similaires ont déjà dû être retirés de la vente en Belgique, comme la cuillère Brabantia rappelée en octobre 2025 pour migration possible d'amines aromatiques primaires; - la traçabilité réelle des plastiques noirs recyclés est extrêmement difficile, ce qui rend la protection des consommateurs fragile. Dans un contexte où l'Europe encourage l'économie circulaire, la question de l'orientation des déchets électroniques vers des produits susceptibles d'être utilisés en contact alimentaire se pose avec acuité. 1. La traçabilité réelle des plastiques recyclés utilisés dans l'alimentaire est-elle contrôlée? En particulier lorsqu'ils sont noirs et difficilement détectables par les systèmes de tri optique? 2. Peut-on garantir qu'aucun déchet électronique contenant des substances dangereuses, telles que retardateurs de flamme bromés ou métaux lourds, ne se retrouve dans la chaîne de production d'ustensiles de cuisine vendus en Belgique? 3. Une révision du cadre réglementaire est-elle envisagée afin: a) d'interdire explicitement l'utilisation de plastiques recyclés issus de DEEE dans les matériaux destinés au contact alimentaire; b) d'imposer une traçabilité renforcée ou un étiquetage clair pour les ustensiles en plastique recyclé? 4. À la suite du rappel de l'ustensile Brabantia en 2025, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire et les services de contrôle de votre département ont-ils intensifié les inspections de ce type de produits? Si oui, quels en sont les résultats? 5. Le gouvernement envisage-t-il une campagne d'information à destination des consommateurs pour encourager des alternatives plus sûres (bois, inox, silicone alimentaire) et rappeler les risques spécifiques liés au plastique noir? |