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| Auteur | Sophie Thémont, PS (07262) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Les risques économiques liés aux droits de douane américains pour les secteurs pharma et biotech. |
| Date de dépôt | 18/12/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 28/01/2026 |
| Question |
Le Brabant Wallon abrite un pôle pharmaceutique et biotech unique en Belgique: GSK, UCB, IBA, Cenexi, PolyPeptide, etc. À eux seuls, ces acteurs représentent près de 45 % des emplois du secteur en Wallonie, soit des milliers de postes hautement qualifiés et un pilier majeur de notre attractivité industrielle. Le secteur repose massivement sur l'exportation: 22 milliards d'euros d'exportations pharmaceutiques wallonnes en 2024, dont 6 milliards vers les États-Unis, premier marché hors Union européenne. C'est dire si la stabilité des échanges transatlantiques est un enjeu économique stratégique. Or, les signaux en provenance de Washington sont extrêmement préoccupants. Après un premier accord envisagé autour d'un droit de 15 % sur l'ensemble des produits européens, le président Trump a récemment évoqué des tarifs pouvant atteindre 100 % sur les médicaments importés, afin d'inciter les entreprises à relocaliser leur production aux États-Unis. Ces annonces plongent le secteur dans une incertitude lourde: pénalisation immédiate de nos exportations, perte de compétitivité, frein aux investissements, hausse des coûts, pressions sur les chaînes de production et, in fine, risque réel pour l'emploi dans un secteur qui irrigue toute l'économie wallonne. 1. Quels contacts votre gouvernement entretient-il avec l'industrie belge pour évaluer l'impact économique potentiel de ces incertitudes commerciales sur l'emploi, les investissements et les chaînes de valeur du secteur pharma-biotech? 2. Quelles actions menez-vous au niveau fédéral pour défendre les intérêts de nos entreprises dans les discussions européennes et pour éviter un choc tarifaire qui frapperait un secteur stratégique? 3. Le gouvernement prépare-t-il un plan de soutien économique, fiscal, industriel ou en matière d'aides à l'export, pour soutenir les entreprises exposées en cas de décision américaine défavorable? 4. Comment comptez-vous garantir la sécurité industrielle et l'emploi dans ce pôle pharmaceutique essentiel pour la Wallonie, alors que les négociations transatlantiques pourraient être finalisées dans les prochaines semaines? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B041
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| Date publication | 10/02/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. Mon administration organise régulièrement des séances d'information avec les fédérations professionnelles afin de discuter de leurs préoccupations concernant les dossiers commerciaux actuels. En octobre, une table ronde axée sur les relations commerciales avec les États-Unis a eu lieu. En outre, mon administration entretient des contacts permanents avec les fédérations professionnelles, notamment celles du secteur pharmaceutique (Pharma.be). Les contributions des secteurs sont prises en compte dans les analyses du SPF Économie et régulièrement présentées lors des coordinations DGE organisées par le SPF Affaires étrangères.Le secteur pharmaceutique requiert donc toute mon attention. 2. Mon administration analyse de façon continue l'impact des droits de douane américains et de l'accord entre l'UE et les États-Unis sur les flux commerciaux belges. Ces analyses sont partagées lors des coordinations DGE avec les autres partenaires fédéraux et fédérés. Les résultats des analyses du SPF Économie sont utilisés pour déterminer la position belge, qui est communiquée à la Commission européenne. 3 et 4. Pouvoir s'appuyer sur des chaînes d'approvisionnement fiables et l'accès aux marchés reste essentiels pour nos entreprises. À cet égard, la diversification de nos chaînes d'approvisionnement et de nos clients revêt une importance cruciale. Cela dépend de partenariats efficaces. Le réseau d'accords de libre-échange de l'UE couvre actuellement 76 pays et représente près de la moitié du commerce de l'UE. Afin de diversifier davantage nos marchés d'exportation et de renforcer nos chaînes d'approvisionnement, la Commission européenne propose une nouvelle série de partenariats et négocie actuellement de nouveaux accords commerciaux. Nous soutenons cette approche au niveau belge. La politique commerciale américaine pose des défis supplémentaires au tissu économique européen et belge. Conjointement avec le Premier ministre et en coopération avec les régions et les fédérations, nous avons lancé MAKE2025-2030, une initiative visant à soutenir l'industrie belge. Début 2026, nous proposerons une première série de plans d'action à cet effet et rendre notre économie plus productive et plus compétitive. En parallèle au plan MAKE2025-2030, le gouvernement renforce la compétitivité de nos entreprises en réduisant le coût du travail à concurrence d'un milliard d'euros d'ici 2029. Par ailleurs, la réforme du chômage limitant les allocations à deux ans permettra de mobiliser pleinement les forces de travail.Enfin, la simplification administrative constitue un pilier essentiel pour renforcer la compétitivité: réduction de la réglementation excessive, lutte contre le goldplating et garantie d'un cadre stable et attractif pour les investissements. |