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| Auteur | Hervé Cornillie, MR (06318) |
| Département | Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris |
| Sous-département | Sécurité, Intérieur, Beliris |
| Titre | Le bilan de la journée nationale du test d'alerte (QO 011326C). |
| Date de dépôt | 16/12/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 22/01/2026 |
| Question |
Chaque année, le 2 octobre, se déroule en Belgique la Journée nationale du test d'alerte. Cette journée vise à sensibiliser la population aux différents canaux d'alerte, notamment BE-Alert, et à tester la bonne coordination entre autorités locales, services de secours et citoyens. Elle constitue un moment essentiel pour vérifier le bon fonctionnement des systèmes, mais aussi pour rappeler à chacun les réflexes à adopter en situation d'urgence. 1. Quelles initiatives spécifiques ont été prises cette année par vos services, le Centre de crise National (NCCN) ou les autorités locales pour renforcer la portée de cette journée nationale? 2. Quel bilan tirez-vous de l'édition du 2 octobre 2025: participation des communes, efficacité des messages, retours techniques, taux d'inscription à BE-Alert, retours des citoyens ou des acteurs de terrain? 3. Parmi les communes candidates, combien ont été sélectionnées par vos services pour le test d'octobre 2025? Je me suis laissé dire que le serveur avait connu quelques difficultés dans la procédure d'inscription et d'exécution? Est-ce vrai? Ou suis-je, avec les fonctionnaires communaux, à ce point maladroit? 4. Envisagez-vous de faire évoluer cette journée dans les prochaines années, en termes de format, de communication, de partenariats ou de moyens, afin d'en augmenter l'impact et la visibilité? Si oui, comment? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B039
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| Date publication | 22/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. La journée de test a été préparée en amont, avec un contact permanent entre le Centre de crise National, les communes et les services fédéraux auprès des gouverneurs. Elle constitue une occasion de sensibiliser les autorités locales à l'utilisation de l'outil et à l'importance de suivre les formations, mais aussi d'encourager la population à s'inscrire à BE-Alert. Une infographie est également diffusée sur les réseaux sociaux après le test. 2. Cette édition a été un succès en termes de participation: 260 communes ont envoyé des messages de test, soit 23 de plus que l'année précédente. Deux provinces ainsi que la Région de Bruxelles-Capitale ont également pris part à l'exercice. Cela s'est traduit par un volume particulièrement important de SMS adressés aux citoyens inscrits et non-inscrits à BE-Alert. Au total, 2,5 millions de SMS ont été envoyés, contre 900.000 lors de l'édition précédente À la suite du test, 80.000 adresses ont été enregistrées par les citoyens, ce qui constitue à ce jour l'un des plus importants pics d'inscription au système BE-Alert. Les communes participantes se sont déclarées majoritairement satisfaites du test, notamment de la rapidité avec laquelle le message a été envoyé aux citoyens une fois la campagne de test lancée, ainsi que de la communication fournie par les équipes du Centre de crise National avant et pendant l'exercice. Elles ont toutefois relevé des possibilités d'améliorations de la plateforme?relatives à sa performance, lié à sa capacité de supporter un grand nombre d'utilisateurs connectés simultanément. Les retours des citoyens, recueillis sur les réseaux sociaux et par e-mail auprès des communes ou de l'équipe BE-Alert, témoignent principalement de la déception de certains de ne pas avoir reçu de message ce jour-là, en raison de la non-participation de leur commune au test. 3. 260 communes au total ont pu se connecter au système BE-Alert pour envoyer des messages de test aux citoyens inscrits. Par ailleurs, deux communes par province, ainsi que deux provinces entières et la Région de Bruxelles-Capitale, ont été sélectionnées parmi des centaines de candidatures afin de tester le canal "SMS basé sur la localisation" (permettant l'envoi de SMS aux personnes non-inscrites à BE-Alert). Le caractère tout à fait exceptionnel du nombre d'utilisateurs connectés simultanément lors de la journée nationale de test a montré l'importance de la calibration des serveurs et rappelait le lien et les limites avec les capacités techniques des réseaux mobiles. Cela s'est ressenti sur la plateforme: quelques points d'attention ont été identifiés lors de l'utilisation des outils BE-Alert, comme le lancement retardé de campagnes de tests, mais ils n'ont pas empêché le lancement de celles-ci ni leur diffusion auprès des citoyens. Ces éléments alimentent directement le plan d'amélioration continue visant à optimiser l'ergonomie et les processus. 4. Le Centre de crise National souhaiterait revoir certains aspects du test national BE-Alert, notamment afin de mettre davantage l'accent sur la sensibilisation et la résilience des citoyens. Par ailleurs, l'idée est discuté d'organiser des tests thématiques tout au long de l'année. Pour cela une collaboration accrue avec les services fédéraux des gouverneurs est envisagée, afin d'identifier leurs besoins et à leurs risques spécifiques. |