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| Auteur | Gilles Foret, MR (06712) |
| Département | Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris |
| Sous-département | Sécurité, Intérieur, Beliris |
| Titre | Sécurité dans les transports publics. - Lutte contre l'impunité et renforcement des poursuites (QO 010867C). |
| Date de dépôt | 04/12/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 15/01/2026 |
| Question |
Les chiffres récents démontrent une explosion des agressions envers le personnel des transports publics: 5.908 cas enregistrés en 2024, soit une aggravation continue. Parmi ces violences, des cas d'une extrême gravité ont été rapportés: tabassage collectif en gare, menaces d'égorgement, présence d'armes à feu dans des bus, etc. Les opérateurs appliquent désormais une politique de tolérance zéro, visant à systématiser les poursuites à l'encontre des agresseurs. Cependant, des délais d'intervention de police trop longs, notamment en gares ou sur certains axes de bus, alimentent un sentiment d'impunité. 1. Comment vos services veillent-ils à garantir une intervention rapide des forces de l'ordre en cas d'agressions dans les transports? 2. Une coordination accrue est-elle envisagée entre police locale, police des chemins de fer et Securail, notamment via des patrouilles ciblées sur les points noirs? 3. Un suivi renforcé des poursuites judiciaires est-il mis en place afin que les auteurs d'agressions ne restent plus sans sanction effective? 4. Quelles actions spécifiques sont prévues pour lutter contre les bandes violentes et les individus sous influence, particulièrement en soirée? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B039
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| Date publication | 22/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. La réponse urgente aux appels des citoyens se déroule toujours via le numéro d'appel 112 et le dispatching des équipes intervention. De plus, les chauffeurs de la STIB disposent d'un bouton panique silencieux, qui les met silencieusement en contact avec leur dispatching qui obtient l'image, le son et la géolocalisation du chauffeur en difficulté, éléments immédiatement répercutés à la police pour réponse policière urgente. Ce bouton actionne un message SOS sur le bus/tram en difficulté. 2. À ce jour, des actions communes et coordonnées sont mises en oeuvre entre ces trois services. En effet, sur base des chiffres de sécurité disponibles, des contrôles sont effectués sur les lignes définies comme plus problématiques au sein du réseau ferroviaire. Lors de ces actions, la police des chemins de fer se charge de contrôler les personnes suspectes ou de manière systématique toutes les personnes qui se trouvent dans les moyens de transport que sont les trains de voyageurs. Différentes polices locales sont, elles, engagées en vue de contrôler les personnes se trouvant dans les gares situées sur ces lignes. À côté de cela, la police des chemins de fer organise régulièrement des actions afin, par sa présence, de dissuader les éventuels auteurs de faits ou d'incivilités. Par ailleurs, comme vous le savez, je suis en concertation étroite avec le ministre Crucke afin de renforcer les actions concertées entre la police et Sécurail en vue d'améliorer la sécurité dans les gares et dans les trains 3. Ce point ne relève pas de mes compétences mais de la compétence de la ministre de la Justice. 4. La police des chemins de fer oriente ses équipes sur base des informations qu'elle obtient à propos du déplacement de bandes violentes qui transitent par le domaine ferroviaire. Des contrôles et interpellations sont régulièrement effectués à l'encontre des personnes sous influence et situées dans les transports. Il est également organisé des actions essentiellement en soirée pour endiguer ces faits. À ces actions propres aux unités régionales du service de la police des chemins de fer (SPC), s'ajoutent, depuis peu, les actions "grandes villes" dont l'objectif principal, pour les villes concernées, est de sécuriser l'intérieur et les alentours des gares. Au niveau local, des actions spécifiques sont également mises en place, p. ex. entre la zone de police de Bruxelles Capitale Ixelles (PolBru) et le service de sécurité de la STIB pour tout phénomène émergeant en temps réel (concertation hebdomadaire). |