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| Auteur | Farah Jacquet, PVAPTB (08131) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | Les économies dans le spatial et la conférence de Brême (QO 010799C). |
| Date de dépôt | 29/12/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 30/01/2026 |
| Question |
Alors que le secteur spatial belge représente des milliers d'emplois de haute technologie et que tous les pays augmentent massivement leurs investissements, la Belgique s'apprête à réduire de moitié, voire davantage, sa contribution à l'Agence Spatiale Européenne (ESA) lors de la conférence ministérielle de Brême, mettant en danger nos entreprises, notre innovation et notre place en Europe. 1. Comment le gouvernement justifie-t-il ce désengagement brutal dans un secteur stratégique au moment où tous les autres pays augmentent leurs investissements? 2. Quelles évaluations d'impact ont été réalisées sur l'emploi et pourquoi ne sont-elles pas rendues publiques? 3. Le gouvernement confirme-t-il que cette réduction de budget ferait perdre à la Belgique des programmes européens essentiels (Ariane, Iris2, nouveaux lanceurs)? 4. Comment explique-t-on qu'un simple blocage budgétaire fédéral puisse mettre à terre un secteur entier et annuler trente ans de stratégie industrielle? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B038
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| Date publication | 15/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
Vous en avez probablement pris connaissance entre-temps mais le gouvernement a fait le choix de maintenir l'investissement dans le secteur spatial et même de l'augmenter significativement par rapport aux derniers engagements du pays. L'évaluation de l'impact sur l'emploi et la position stratégique de la Belgique dans le paysage européen du secteur spatial fait partie des éléments ayant été pris en compte par le gouvernement dans sa décision. La répartition du budget global de l'enveloppe spatiale European Space Agency (ESA) dans ses différents sous-programmes a été discutée pendant la réunion ministérielle de Brême, et a été validée par le Conseil des ministres du 23 décembre 2025. Nous pouvons nous réjouir que la Belgique conserve sa place dans le paysage spatial européen et continue de soutenir des programmes phares pour notre industrie et pour la souveraineté européenne, notamment en matière d'accès à l'espace. Je me suis battue pour que la Belgique puisse présenter une enveloppe spatiale ambitieuse lors de la conférence ministérielle à Brême. Les résultats de cette ministérielle sont historiques quant aux montants alloués par chaque État membre et par le fait que la Belgique conserve son rang au sein de l'Agence malgré une situation budgétaire complexe. Le gouvernement fédéral a pris ses responsabilités, et de cette manière, nous garantissons à nos industries, à nos centres de recherches et à nos universités des opportunités uniques qui permettront à l'écosystème spatial de continuer à prospérer. Un euro investi dans l'ESA c'est 3 euros de retour direct dans notre économie. Le spatial en Belgique, ce sont des milliers d'emplois, une expertise de haut vol et des retombées essentielles dans notre vie quotidienne, qu'il s'agisse de télécommunications, de sécurité, de médecine, de défense ou de climat. |