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| Auteur | Marie Meunier, PS (07810) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | La condamnation d'OpenAI en Allemagne (QO 010403C). |
| Date de dépôt | 22/12/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 28/01/2026 |
| Question |
Le tribunal de Munich vient de rendre un jugement historique en donnant raison à la société allemande de gestion des droits musicaux Gema contre OpenAI. La Gema, l'équivalent de la Sabam en Belgique, reprochait à l'entreprise d'avoir utilisé, sans autorisation ni rémunération, des paroles de chansons pour entraîner son modèle d'intelligence artificielle ChatGPT. Le tribunal a estimé qu'OpenAI ne pouvait pas recourir à de telles oeuvres sans licence. C'est un précédent majeur en matière de régulation de l'intelligence artificielle (IA) générative en Europe. La Sabam s'est félicitée de cette décision et appelle les pouvoirs publics à mettre en place un cadre juridique solide pour garantir une utilisation responsable de l'IA dans le secteur créatif. Elle estime d'ailleurs que, sans politique adaptée, les auteurs belges pourraient perdre jusqu'à 14 millions d'euros de revenus issus des droits d'auteur d'ici 2030. Si l'AI Act européen introduit des obligations de transparence sur les sources d'entraînement des modèles d'IA, il ne modifie pas le cadre applicable en matière de droit d'auteur. De nombreuses zones d'ombre subsistent donc quant à la manière dont les oeuvres protégées peuvent être utilisées pour entraîner des IA. 1. Quelle est votre analyse de cette décision en Allemagne et de ses conséquences potentielles pour la Belgique? 2. Le gouvernement compte-t-il s'inspirer de ce précédent pour renforcer la protection des créateurs face aux usages non autorisés de leurs oeuvres par les IA génératives? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B038
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| Date publication | 15/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
La décision du tribunal régional de Munich, condamnant OpenAI pour l'utilisation non autorisée d'oeuvres protégées par la GEMA, marque une étape essentielle dans la régulation de l'intelligence artificielle générative en Europe. Il est encore prématuré de mesurer pleinement les répercussions concrètes de ce jugement en Belgique, mais cette décision envoie un signal fort à savoir que les développeurs de systèmes d'IA ne peuvent pas ignorer les droits d'auteur en Europe. Je me réjouis que cette décision puisse contribuer à une prise de conscience collective et encourager les acteurs de l'IA à recourir davantage à des licences, tout en permettant aux titulaires de droits d'auteur de négocier des conditions plus équitables. Cela représente une avancée vers une rémunération juste pour les créateurs, dont les oeuvres sont trop souvent exploitées sans compensation adéquate. Pour répondre aux défis posés par l'IA en matière de propriété intellectuelle, un groupe ad hoc dédié a été créé au sein du Conseil de la Propriété Intellectuelle. Ce groupe aura pour mission d'analyser en profondeur ce jugement et d'évaluer ses implications pour notre pays. Cette analyse nous permettra de définir une position claire et d'identifier les mesures les plus adaptées pour protéger efficacement les créateurs belges face aux dérives potentielles des IA génératives. Je reste déterminée à travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour garantir un cadre juridique équilibré, qui protège à la fois l'innovation et les droits des créateurs. |