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Question et réponse écrite n° : 0769 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre Les graffitis haineux sur les trains (QO 011000C).
Date de dépôt09/12/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai15/01/2026

 
Question

Bien que la question du coût lié au nettoyage des graffitis des trains ait été traitée il y a quelques mois, la problématique des tags, incitants à la violence, sur les trains de la SNCB reste présente. En effet, un train portant un graffiti Israel Terrorist State a été vu à la mi-novembre 2025 en gare d'Anvers tandis que le mois avant un train Death to the IDF, soit "mort à l'armée israélienne", avait été aussi aperçu au même endroit. Lorsqu'un tel wagon est identifié, l'opérateur immobilise immédiatement la rame afin de la nettoyer, pour des raisons de sécurité. Outre les frais occasionnés par les nettoyages, il est pertinent de se demander comment de telles situations sont possibles. Quid de la sécurité dans les gares ou les dépôts ferroviaires durant la nuit? 1. Combien de rames ont dû être retirées du réseau pour nettoyage depuis 2024? 2. Quelles sont les gares ou dépôts les plus touchés par ces actes de vandalisme? 3. Quel est le coût total des nettoyages liés aux graffitis depuis 2024? 4. Des suspects ont-ils été identifiés ou interpellés pour ces actes, et quelles sanctions sont prévues pour dissuader de telles pratiques? 5. Quel a été l'impact de ces graffitis sur la fluidité du réseau ferroviaire, notamment en termes de retards ou d'annulations de trains? 6. Ne craignez-vous pas que des groupes organisés exploitent cette pratique pour perturber délibérément le trafic ferroviaire et quelles mesures sont envisagées pour prévenir ce risque? 7. Comment expliquez-vous que des trains puissent être tagués de manière aussi visible, et quelles actions sont mises en place pour renforcer la sécurité et la surveillance des trains en gare et dans les dépôts ferroviaires la nuit?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B038
Date publication 15/01/2026, 20252026
Réponse

1 à 3 et 5. J'ai, à différentes questions parlementaires, répondu en détail aux conséquences des graffitis pour la SNCB ainsi qu'aux questions que vous posez ici. Je vous invite à prendre connaissance de mes réponses aux questions n° 39 du 2 février 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 9), n° 85 du 4 mars 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 17), n° 373 du 24 juin 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 23) et n° 546 du 26 septembre 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2025-2026, n° 30). 4, 6 et 7. Il est matériellement impossible de sécuriser ou de clôturer l'ensemble du réseau ferroviaire, y compris les faisceaux de stationnement. Ce réseau s'étend sur des milliers de kilomètres et traverse des zones urbaines, rurales, portuaires et industrielles, où des contraintes techniques, environnementales et légales rendent toute fermeture complète irréalisable. Certains tronçons demeurent donc ouverts par nécessité, notamment pour permettre la circulation des trains, l'accès aux infrastructures pour la maintenance et le respect des servitudes existantes. Les efforts de sécurité sont donc concentrés sur les points stratégiques et les zones à risque accru. La sécurité ferroviaire nécessite une approche coordonnée et continue, comprenant: - renforcement des patrouilles Securail, notamment dans les zones à risque et durant les périodes sensibles (soirées, week-ends, vacances scolaires); - contrôle d'accès et installation de clôtures supplémentaires; - amélioration de l'éclairage et déploiement de détecteurs de mouvement; - surveillance vidéo et patrouilles virtuelles assurées via le Security Operations Center (SOC), avec le déploiement imminent de caméras dynamiques. Lorsqu'un auteur est pris en flagrant délit: - la police des chemins de fer est immédiatement sollicitée; - une plainte est systématiquement déposée auprès des instances judiciaires; - en cas de dommages, la SNCB engage des démarches pour récupérer les frais par voie judiciaire, sous réserve d'identification de l'auteur. La problématique des graffitis dépasse les frontières nationales. Les auteurs, souvent organisés en groupes, se déplacent à l'étranger et échangent des informations sur les infrastructures. La création d'une base de données centralisée des signatures (tags) est en discussion entre opérateurs de transport. La coopération avec les forces de l'ordre et les acteurs locaux est également renforcée. La SNCB reste pleinement mobilisée pour renforcer la sécurité dans les faisceaux de stationnement.