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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | L'impact de la réforme des infirmières brevetées (QO 009405C). |
| Date de dépôt | 28/11/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B038
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| Date publication | 15/01/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 08/01/2026 |
| Question |
La disparition programmée de la formation d'infirmier breveté, remplacée par le métier d'assistant en soins infirmiers (ASI), soulève des inquiétudes majeures quant à la qualité des soins et à la sécurité des patients. Bien que cette compétence relève de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ses répercussions sur le système de santé sont directes. En effet, la pénurie de soignants qualifiés va s'aggraver, alors que les ASI, moins formés et moins bien rémunérés, ne bénéficieront pas de la reconnaissance européenne du diplôme d'infirmier breveté. Cette réforme risque de fragiliser encore davantage un secteur déjà en tension, où la rigueur, le savoir-faire et la responsabilité des soignants sont essentiels pour garantir des soins de qualité. On évoquerait divers points dont une réduction du nombre de soignants compétents, une dévalorisation des actes infirmiers et une possible détérioration de la prise en charge des patients. La suppression de cette filière, sans alternative équivalente en termes de reconnaissance et de mobilité, la nouvelle formation n'étant reconnue que chez nous, pourrait également décourager les vocations et accentuer les difficultés de recrutement, tant en Belgique qu'à l'étranger. Dans un contexte où la demande en soins ne cesse d'augmenter, il est crucial d'évaluer l'impact de cette réforme sur l'accès aux soins et sur la capacité de notre système de santé à maintenir des standards élevés. 1. Comment évaluez-vous l'impact de cette suppression sur la qualité des soins et la sécurité des patients, notamment dans les secteurs déjà confrontés à des pénuries de personnel? 2. Comment comptez-vous garantir que les ASI, dont la formation sera moins complète, pourront assurer des actes infirmiers complexes sans compromettre la qualité des soins, et quelles mesures seront mises en place pour encadrer leur pratique? 3. Quelle place prendront-ils entre les infirmiers ayant suivi un bachelier et les aides-soignants? 4. Une concertation avec les acteurs du terrain (hôpitaux, maisons de repos, syndicats) a-t-elle été engagée pour anticiper les risques liés à cette réforme, et quelles solutions sont envisagées pour pallier le manque de personnel qualifié? 5. Quelles actions sont prévues pour soutenir les établissements de santé dans cette transition, notamment en termes de recrutement et de formation continue des soignants? 6. Envisagez-vous de plaider pour une reconnaissance européenne du diplôme d'ASI, afin de limiter les effets négatifs de cette réforme sur l'attractivité des métiers de la santé en Belgique? |