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| Auteur | Phaedra Van Keymolen, cd&v (07951) |
| Département | Ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord |
| Sous-département | Justice, Mer du Nord |
| Titre | Le Global Maritime Forum à Anvers (QO 010315C). |
| Date de dépôt | 24/11/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 30/12/2025 |
| Question |
La réunion annuelle du Global Maritime Forum s'est récemment tenue à Anvers. Il ne fait aucun doute que cet événement s'impose désormais comme un rendez-vous international majeur, où responsables politiques, armateurs et autorités portuaires réfléchissent ensemble à l'avenir du transport maritime. La Belgique y occupe une place de premier plan: nos ports figurent parmi les plus performants d'Europe, nos armateurs investissent résolument dans l'innovation et la durabilité, et nos centres d'expertise apportent également une contribution précieuse. Il apparaît toutefois clairement que le secteur a besoin d'une coordination internationale renforcée, d'un cadre réglementaire stable et d'un soutien adéquat pour préserver sa compétitivité. Quels axes prioritaires avez-vous défendus au nom de notre pays lors du sommet de ce forum? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B037
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| Date publication | 07/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
Le Global Maritime Forum s'est tenu à un moment crucial. Le secteur maritime est confronté aux conséquences d'un paysage géopolitique en mutation et à l'incertitude macroéconomique, tout en devant relever des défis urgents tels que la transition énergétique, la gestion de l'apparition de "flotte fantôme" et le recrutement et la fidélisation de marins.Nos ports et armateurs belges sont des acteurs mondiaux et nous pouvons donc être fiers que l'événement ait eu lieu cette année à Anvers et que nous ayons pu mettre davantage en avant les intérêts belges. J'ai eu l'occasion d'y rencontrer des parties prenantes clés et d'échanger avec le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez. Le transport maritime est par définition un secteur international. Afin de garantir des conditions de concurrence équitables, un cadre réglementaire international, notamment de la part de l'OMI, est donc nécessaire. Les mesures protectionnistes forment une menace pour l'économie de marché ouverte et sont source d'instabilité pour le transport maritime. La criminalisation et le commerce illégal entraînent des risques supplémentaires et ont un impact sur le bien-être des marins. En collaboration avec le secteur, nous devons miser sur l'inclusivité, les directives et les campagnes de soutien aux marins. Une campagne menée par notre Antwerp Maritime Academy a ainsi déjà permis d'augmenter de 25 % le nombre d'inscriptions. La transition énergétique est également un défi, même si de nouvelles technologies offrent aussi des opportunités. Le port d'Anvers-Bruges p. ex. se profile comme un pôle énergétique pour l'hydrogène vert et nos armateurs belges sont des pionniers avec leurs investissements dans des navires fonctionnant à l'ammoniac et à l'hydrogène. Ces navires seront mis en service dès 2026. Nous avons donc veillé à ce que les nouvelles directives de l'OMI pour les navires fonctionnant à l'ammoniac soient finalisées en septembre 2025, sur la base d'une proposition belge. En collaboration avec l'industrie, nous continuons à étudier les possibilités de nouveaux partenariats et de corridors maritimes verts et nous explorons des mécanismes tels que H2Global pour faciliter la transition énergétique. Nous continuons à défendre le cadre "Net-Zero". Nous poursuivons nos travaux sur les directives visant à clarifier la mise en oeuvre et engageons le dialogue afin de renforcer la confiance dans ce cadre. |