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Question et réponse écrite n° : 0567 - Législature : 56


Auteur Julie Taton, MR (07800)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre L'approche des banques envers les clubs de football de Pro League (QO 009090C).
Date de dépôt20/11/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai30/12/2025

 
Question

Comme d'autres clubs belges, l'Union Saint-Gilloise ne parvient pas à obtenir des banques belges qu'elles lui offrent un service classique. Le CEO de la Pro League depuis 2022, Lorin Parys, regrette les difficultés des clubs à nouer une relation avec les banques du pays. Plusieurs clubs de Pro League sont concernés, d'autres, comme le Club de Bruges, ont créé leur propre carte. Cela leur complique la tâche, non seulement au quotidien, mais également s'ils veulent lancer de grands investissements. La Pro League a discuté avec Febelfin, en lui rappelant que les clubs passent par des audits complexes, qu'ils suivent tous les six mois des sessions d'information contre le blanchiment, que tous les transferts sont analysés suivant la règle du Know your customer et Know your transaction. Sans oublier que le SPF Économie réalise également ses propres contrôles. Notre système n'existerait nulle part ailleurs, au point même que l'Europe s'en serait inspiré pour sa directive sur le blanchiment. La Pro League a néanmoins dû rappeler qu'il est interdit de refuser l'accès à un client juste parce qu'il provient d'un secteur précis. Elle regrette que, si les clubs bénéficient du nouveau service bancaire de base, c'est parfois à un prix exorbitant, ce qui est contraire à l'objectif du régulateur. La Pro League n'occulte pas les dérives du passé. Elle assure que la réalité du terrain n'est plus du tout la même. Qu'elle a, p. ex. fixé une règle douce de plafond salarial et de fonds propres. L'association, qui gère les clubs professionnels en Belgique, entend poursuivre ses discussions avec Febelfin et plaider sa cause auprès des banques à la faveur d'une approche individuelle. Au moment de vous adresser ma question, la Pro League était sur le point de faire valoir son point de vue auprès de vous. 1. Quand serez-vous en mesure de nous présenter les conclusions de vos échanges avec la Pro League? 2. Par quels voies et moyens le SPF Économie pourrait-il contribuer à la restauration du lien de confiance entre les banques et les clubs de football professionnels en Belgique?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B037
Date publication 07/01/2026, 20252026
Réponse

Le de-risking est un problème qui se pose dans toute l'Union européenne. C'est la pratique par laquelle les banques décident à titre préventif de ne pas collaborer avec certaines entreprises ou certains secteurs en raison d'un risque accru de blanchiment d'argent. Tout d'abord, il convient de souligner que la lutte contre le blanchiment d'argent est une condition essentielle au bon fonctionnement de l'économie. Les banques jouent un rôle important à cet égard. Cependant, le de-risking? est une pratique interdite qui nuit à notre économie. La lutte contre ce phénomène fait donc partie de mes priorités. Je travaille d'ailleurs actuellement sur différents projets. Tout d'abord, conformément à l'accord de gouvernement, le ministre Jan Jambon et moi-même avons demandé à la Banque nationale d'intervenir fermement contre les banques qui pratiquent le de-risking. Le gouverneur de la Banque nationale nous a assuré qu'il rappellerait leurs responsabilités aux banques et effectuerait des contrôles. Nous continuerons à suivre cette question de près. Par ailleurs, j'ai pris l'initiative d'organiser le 19 novembre une table ronde sur le de-risking et le service bancaire de base. En présence de la Banque nationale, du SPF Économie et de Febelfin, j'ai engagé le dialogue avec les fédérations qui représentent les secteurs faisant le plus souvent appel au service bancaire de base. Cette table ronde a également marqué le lancement de l'évaluation de la législation relative au service bancaire de base pour les entreprises, comme prévu dans l'accord de gouvernement. Sur la base des résultats de cette évaluation, je ferai des propositions en 2026 afin d'améliorer le système dans la mesure du possible.