...

Bulletin n° : B035 - Question et réponse écrite n° : 0598 - Législature : 56


Auteur Julie Taton, MR (07800)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Difficultés d'accès au remboursement de l'autosondage en maisons de repos (QO 007989C).
Date de dépôt07/11/2025
Langue F
Publication question     B035
Date publication 19/12/2025, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai12/12/2025

 
Question

Il est apparu qu'un certain nombre de patients qui bénéficient actuellement du remboursement de l'autosondage lorsqu'ils résident à domicile perdent cet accès dès qu'ils entrent en maison de repos. Cette situation découle du manque d'intégration entre les financements fédéral et régional. Pourtant, ces patients, souvent encore aptes à réaliser eux-mêmes l'autosondage, se voient contraints d'utiliser des sondes à demeure faute de financement. Cette problématique concerne une centaine de patients par an, pour un impact budgétaire minimal, mais avec des conséquences humaines et sanitaires significatives. En effet certains urologues estiment un maximum de 400 patients par an concernés. En l'absence de possibilité de pratiquer l'autosondage, ces patients sont davantage exposés à des infections urinaires, à une diminution de leur mobilité (étant souvent contraints de rester assis ou alités) et à des impacts psychologiques négatifs liés à une perte d'autonomie. Par ailleurs, nous constatons que plusieurs patients, familles de patients et de spécialistes ont contacté différentes mutuelles et l' Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) depuis 2020 sans qu'une solution n'ait encore été apportée. 1. Êtes-vous conscient des difficultés rencontrées par ces patients et de l'impact que cette absence de financement peut avoir sur leur qualité de vie? 2. Quels sont les freins actuels au sein de l'INAMI pour résoudre cette situation? 3. Quelles mesures concrètes peuvent être prises dans les mois à venir pour garantir que les patients qui souhaitent continuer à pratiquer l'autosondage puissent le faire, indépendamment de leur lieu de résidence?