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Question et réponse écrite n° : 0624 - Législature : 56


Auteur Sophie Thémont, PS (07262)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La faillite du magasin Paprika à Fléron (QO 009068C).
Date de dépôt01/12/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai08/01/2026

 
Question

Une nouvelle épreuve frappe les travailleurs du commerce de détail. Récemment, les quatre employées du magasin Paprika de Fléron ont été informées de leur licenciement, sans solution de reclassement immédiate. Selon les informations transmises, la société aurait refusé de les payer en invoquant sa situation financière, prévoyant un payement du préavis mois par mois, et sans donner d'échéance claire pour la fermeture. Une situation d'autant plus inquiétante que d'autres magasins de l'enseigne pourraient suivre. Si la direction se veut rassurante et parle d'un cas isolé, les faits témoignent surtout d'une précarisation croissante du secteur. Et Paprika n'est pas un cas unique: il y a quelques mois, c'est la chaîne Claire's qui a annoncé sa faillite en Belgique, menaçant près d'une centaine d'emplois, majoritairement occupés par des femmes, souvent à temps partiel. Dans les deux cas, un même constat: une absence de garanties pour les travailleuses, des informations communiquées au compte-gouttes, et le ressenti d'un abandon face à des logiques purement financières. Alors que le Forem constate une hausse de plus de 10 % du chômage en Wallonie, une baisse de près de 30 % des offres d'emploi et une explosion du chômage de longue durée, ces licenciements successifs apparaissent comme une véritable bombe sociale. Les discours rassurants des directions ne suffisent pas. La réalité, ce sont des vies brisées et un avenir professionnel qui se fragilise chaque jour davantage. Quelles informations avez-vous obtenues de la direction de Paprika concernant la fermeture du magasin et le sort des quatre travailleuses concernées? Avez-vous eu des contacts avec les syndicats?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B035
Date publication 19/12/2025, 20252026
Réponse

À ce jour, mon cabinet n'a pas encore eu de contact avec syndicats ou la direction de Paprika. Je comprends le ressenti et l'inquiétude que peuvent avoir les quatre travailleuses licenciées ainsi que les autres travailleurs de Paprika, surtout après la pré-faillite de l'année dernière. Si cela s'avère nécessaire, les partenaires sociaux peuvent discuter de ce dossier au sein de la commission paritaire. Le conciliateur social du SPF Emploi, Travail et Concertation Sociale compétent pour le secteur reste également à leur disposition. En dehors du cadre de la concertation sociale, et étant donné qu'il s'agit ici d'une fermeture, le cadre réglementaire correspondant doit également être pris en considération. Le Fonds de Fermeture des Entreprises peut intervenir, si nécessaire, dans le paiement des indemnités légales aux travailleurs, dans les limites des plafonds légaux. Les régions sont compétentes pour les mesures d'emploi à l'égard des travailleurs concernés.