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| Auteur | Kurt Moons, VB (07963) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Les grèves chez Ikea (QO 009102C). |
| Date de dépôt | 30/10/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B034
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| Date publication | 12/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 08/12/2025 |
| Question |
Les grèves qui ont actuellement lieu chez le géant du meuble Ikea s'étendent à d'autres magasins. Les employés se plaignent d'être en sous-effectifs et surchargés de travail. L'employeur affirme recruter des étudiants et des travailleurs temporaires, mais le personnel préférerait le voir opter pour des travailleurs permanents supplémentaires. Nous sommes en l'occurrence confrontés à des intérêts contradictoires: les employeurs trouvent les emplois fixes trop coûteux et se tournent donc vers des alternatives moins onéreuses, telles que le travail étudiant et le travail flexible. Ce choix freine le recrutement de travailleurs permanents. La création d'emplois primaires - j'entends par là les premiers emplois des personnes - s'en trouve également ralentie, tandis que la création d'emplois secondaires augmente fortement. La fiscalité du travail et les cotisations de sécurité sociale élevées constituent des obstacles à l'emploi primaire durable et, partant, à l'activation des personnes inactives. Les mesures de flexibilisation offrent aux employeurs une porte dérobée vers le recrutement d'une main-d'oeuvre moins coûteuse. 1. Reconnaissez-vous l'intérêt d'une fiscalité du travail attractive et de faibles cotisations sociales pour la création d'emplois primaires, lesquels constituent généralement la base du financement public? 2. Reconnaissez-vous que la création d'emplois secondaires profite surtout aux travailleurs, mais ne contribue pas à résoudre les problèmes structurels qui se posent en matière de fiscalité et de financement public? 3. Reconnaissez-vous que la création d'emplois primaires est plus importante en Wallonie et à Bruxelles, où le taux d'inactivité est élevé, tandis que le marché du travail en Flandre est plus propice à la création d'emplois secondaires? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B038
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| Date publication | 15/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. Il va sans dire que le coût de la main-d'oeuvre est un facteur important qui influence la création d'emplois. Le gouvernement fédéral mise donc sur une politique visant à rendre le travail plus rémunérateur, comme je l'ai expliqué dans ma réponse à votre question 8536C (Compte Rendu Intégral, Chambre, 2025-2026, CRIV 56 COM 285). Pour plus d'informations à ce sujet, vous pouvez vous adresser à mes collègues, les ministres des Affaires sociales et des Finances. 2. Toute forme d'emploi contribue à l'activité économique de notre pays et donc aussi au financement des pouvoirs publics et de la sécurité sociale. Il est cependant vrai que tous les emplois n'y contribuent pas de manière égale et que les cotisations issues des flexi-jobs et du travail étudiant, de par leurs spécificités et leur raison d'être (revenu d'appoint occasionnel) et leurs conditions d'accès, sont moins élevées. Néanmoins, si ces statuts n'existaient pas, ces prestations ne seraient pas honorées, ce qui serait évidemment encore moins bénéfique tant pour les travailleurs concernés que pour les pouvoirs publics. 3. La création d'emplois relève en premier lieu de la compétence des régions et des communautés elles-mêmes, par le biais de la politique économique, de l'adéquation entre l'offre et la demande sur le marché du travail, de la politique de formation, etc. Le gouvernement fédéral soutient ces efforts, notamment via la fiscalité et la politique en matière d'allocations. Pour atteindre l'objectif d'un taux d'emploi de 80 %, celui-ci doit d'ailleurs augmenter de manière substantielle dans toutes les régions de notre pays. |