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Bulletin n° : B033 - Question et réponse écrite n° : 0667 - Législature : 56


Auteur Hugues Bayet, PS (07169)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre Les plans grand froid (QO 008147C).
Date de dépôt28/10/2025
Langue F
Publication question     B033
Date publication 02/12/2025, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai01/12/2025

 
Question

Sous la précédente législature, la SNCB avait décidé de laisser ouvertes la nuit certaines gares des grandes villes de ce pays par grand froid. Lorsque les températures baissent fortement, les conditions de vie des sans-abris deviennent en effet encore plus intenables. Bien que particulièrement précaires, ces ouvertures permettaient d'aider quelque peu les sans-abris qui ne trouvent pas d'hébergement. Toutes les entités fédérales doivent renforcer leurs actions pour aider les sans-abris en particulier lorsque les conditions météorologiques sont difficiles. Cela doit concerner tant la SNCB, la Régie des Bâtiments que l'ensemble des structures fédérales. La presse nous a pourtant appris que le gouvernement fédéral a décidé de mettre un terme au financement des centres hivernaux pour sans-abri dans les grandes villes à partir de l'hiver prochain. Ce dispositif permet pourtant la création de centaines de lits supplémentaires dans les centres d'hébergement pour sans-abri entre novembre et mars. 1. Que comptez-vous faire dans le domaine de vos compétences pour aider les sans-abris à affronter les périodes de grand froid? 2. La SNCB va-t-elle procéder à des ouvertures de gares en période de grande froid, et si oui, dans quelles gares? 3. Soutenez-vous la fin du financement fédéral des centres hivernaux pour sans-abri dans les grandes villes de notre pays?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B035
Date publication 19/12/2025, 20252026
Réponse

1. et 2. Toutes les gares SNCB qui disposent d'une salle d'attente sont fermées la nuit. Les horaires de fermeture varient surtout en fonction des horaires des premiers et derniers trains, mais aussi pour des raisons logistiques. Les gares sont fermées pour des raisons de nettoyage et de sécurité mais aussi pour des raisons d'économie d'énergie afin de ne pas chauffer des espaces non-utilisés. La SNCB active par ailleurs un plan hiver, au même moment que les organisations fédérales. Durant cette période de froid ou de neige, les personnes en errance qui n'ont pas de places dans les structures d'accueil de nuit peuvent rester dans la gare durant les heures de fermeture. Il s'agit des gares d'Anvers-Central, Gand-Saint-Pierre, Bruxelles-Midi, Charleroi-Central et Liège-Guillemins. En pratique, dans ces gares, les agents de Securail, le service de sécurité de la SNCB, vont à la rencontre des personnes en errance au moment de la fermeture et les aident à contacter les structures d'accueil. Si la personne n'a pas la possibilité d'obtenir une place dans un centre d'hébergement, elle peut rester dans la gare. Ces gares ont des équipes de nuit permanentes et sont dotées d'une structure avec des sanitaires qui permet un accueil décent pour quelques heures. Toutefois, en raison de travaux en cours à Charleroi-Central, cette gare ne pourra pas être incluse dans le dispositif cette année. Durant toute la période d'activation du plan hiver, la SNCB assiste à des réunions avec les communes pour l'hébergement de nuit. Ceci permet à la SNCB de collaborer de façon étroite avec les différentes collectivités locales et les structures d'accueil, mais aussi avec les polices locales et les autorités communales. De façon générale aussi, dans toutes les régions du pays, la SNCB est en contact avec les autorités communales, la police locale et les structures sociales de la région. Diverses réunions sont organisées zone par zone. Les agents de Securail sont aussi sensibilisés aux diverses problématiques liées aux personnes en errance dans les gares et collaborent de façon régulière avec les différentes structures sociales. La SNCB opère des patrouilles mixtes avec la police locale mais aussi les éducateurs et infirmiers de rue et a des collaborations avec des structures sociales telles que Medibus (visites médicales aux abords des gares) ou d'autres DoucheFlux. Un monitoring permanent nous permet aussi de veiller à l'évolution et à la caractérisation des situations des personnes en errance dans les diverses zones géographiques. La SNCB a le souhait d'assurer le transport des voyageurs, tout en jouant un rôle sociétal envers les structures sociales. C'est pourquoi, même si nos salles d'attente ne sont pas équipées pour un accueil de nuit décent, nous collaborons avec les structures d'accueil spécialisées et orientons les personnes au mieux vers les bonnes structures en allant à leur rencontre. La SNCB déploie aussi de façon régulière des "référents sociaux". Le référent social est une personne de contact pour les gens en errance dans les gares. Il aide à orienter ces personnes vers les structures existantes adéquates dans les communes, selon l'aide dont elles ont besoin. Il assume un rôle de référent, pas d'assistant social, en étant en contact permanent avec ces structures sociales qu'il connait bien. Il connait aussi la vie de la gare et des voyageurs ainsi que les règles de sécurité liées à l'environnement ferroviaire. 3. Le respect de la dignité humaine impose que personne ne soit laissé sans solution en période de grand froid - c'est un principe sur lequel aucun compromis n'est envisageable. Pour une réponse détaillée sur la position du gouvernement, je vous invite à vous adresser à la ministre Van Bossuyt, en charge de ce dossier.