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| Auteur | Kurt Moons, VB (07963) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Les femmes issues de l'immigration sur le marché de l'emploi (QO 008547C). |
| Date de dépôt | 29/10/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B033
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| Date publication | 02/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 01/12/2025 |
| Question |
En Belgique, la majorité des femmes issues de l'immigration ne travaillent pas. Toutefois, le taux d'emploi varie fortement selon l'origine: parmi les femmes d'origine nord-africaine, seules 39,4 % sont actives sur le marché du travail, contre 55,2 % parmi les femmes d'origine subsaharienne. Ces différences sont frappantes et peuvent être liées à des facteurs culturels. Les pays d'Afrique du Nord sont souvent de culture islamique. Or cette culture est caractérisée par une conception traditionnelle des rôles dévolus aux femmes. 1. Reconnaissez-vous que des facteurs culturels et religieux jouent un rôle dans ces différences de taux d'emploi? 2. Pourquoi les familles d'origine nord-africaine en Belgique sont-elles moins enclines à laisser les femmes de leur famille travailler? 3. Comment pouvez-vous développer une approche différenciée pour améliorer cette situation? 4. Le contraste est très net avec les femmes flamandes qui travaillent souvent beaucoup pour faire face à la pression fiscale élevée, ce qui peut les amener à reporter leur projet d'avoir des enfants pour des raisons financières et professionnelles. Cela contribue à la baisse du taux de natalité. En revanche, les femmes issues de l'immigration dépendent plus souvent des allocations et ne sont pas actives sur le marché de l'emploi. En fait, elles sont payées par l'État pour être femmes au foyer. Comment justifiez-vous cette différence? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B038
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| Date publication | 15/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
Le rapport Diversité du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale contient des indicateurs du marché du travail selon l'origine et le sexe, basés sur des données administratives exhaustives. Les chiffres les plus récents montrent que 51,1 % des femmes d'origine maghrébine sont actives sur le marché du travail, contre 64,7 % pour celles d'origine subsaharienne. Dans les statistiques du marché du travail, "actif sur le marché du travail"signifie toujours à la recherche d'un emploi ou en emploi. La pression fiscale et le système d'allocations ne font d'ailleurs aucune distinction selon l'origine, de sorte qu'ils peuvent difficilement être invoqués comme explication des différences observées. Pour atteindre l'objectif de taux d'emploi de 80 % et réduire de moitié l'écart de taux d'emploi entre les femmes et les hommes, la participation au marché du travail de tous les groupes sous-représentés dans la société doit être renforcée. Cela nécessite une politique dans laquelle tous les niveaux de pouvoir assument leurs responsabilités, notamment en matière d'accueil, d'enseignement, de création d'emplois, de lutte contre la discrimination et les préjugés. En ce qui concerne ma politique, je mise principalement sur une meilleure transition vers le marché du travail, par exemple via des adaptations du système de chômage, le soutien à la création d'emplois et l'encouragement d'une politique de diversité sectorielle via la concertation sociale. Une politique spécifique à certains groupes cibles ne relève toutefois pas de mes compétences. Je suis, en effet, le ministre de l'Emploi de tous les citoyens de ce pays. Je dois donc veiller à inscrire chacune et chacun dans le cercle vertueux du travail. L'activité professionnelle est source de revenu, d'épanouissement personnel et d'intégration sociale. Ne pas stigmatiser mais accompagner: c'est ainsi, dans le respect et la solidarité, que nous construirons une société plus juste et un marché du travail plus inclusif. |