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Question et réponse écrite n° : 0102 - Législature : 56


Auteur Paul Van Tigchelt, OPNVLD (07686)
Département Premier ministre
Sous-département Premier ministre
Titre Visite de la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure (QO 007750C).
Date de dépôt27/10/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai01/12/2025

 
Question

Il est de notoriété publique que le port d'Anvers est une plaque tournante très fréquentée dans le cadre du transport international de drogue. Plusieurs mesures visant à renforcer la lutte contre la criminalité liée à la drogue, notamment l'enquête Sky ECC, le renforcement des services douaniers et l'intensification de la coopération avec les Pays-Bas, par exemple, ont déjà été prises dans le passé. Le 10 septembre 2025, vous avez reçu, en compagnie de plusieurs de vos ministres, Kristi Noem, la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, dans le cadre de la lutte contre le trafic international de drogue. À cette occasion, vous avez déclaré que les États-Unis étaient un partenaire indispensable pour contraindre les ports sud-américains à prendre des mesures plus strictes contre les cartels et les gangs qui dirigent le trafic international de drogue depuis l'Amérique du Sud. L'on a redoublé d'efforts pour recevoir la secrétaire américaine avec beaucoup d'égards. 1. Qu'est-il ressorti de la rencontre avec la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure? 2. Si cette rencontre a débouché sur des engagements concrets et des pistes d'action, de quel suivi ceux-ci feront-ils l'objet? 3. Des accords ont-ils été conclus en vue d'une coopération plus poussée entre notre pays et les États-Unis, par exemple en matière de partage d'informations?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B033
Date publication 02/12/2025, 20252026
Réponse

La rencontre sur la lutte contre le trafic international de drogue via le port d'Anvers, organisée entre moi-même et la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, rencontre à laquelle ont effectivement aussi assisté quelques membres du gouvernement (les ministres Verlinden, Quintin et Van Bossuyt), a principalement abouti à une meilleure compréhension commune de l'ampleur et de la complexité de la problématique, non seulement pour la Belgique, mais aussi à l'échelle continentale et mondiale, un rôle central étant dévolu aux pays d'origine en Amérique du Sud et en Asie. La rencontre fut l'occasion de souligner le partenariat solide qui existe entre la Belgique et les États-Unis dans la lutte contre le crime organisé, en reconnaissant que le trafic de drogue, la traite des êtres humains et les flux financiers illicites sont des phénomènes mondiaux qu'aucun pays ni aucun port ne peuvent résoudre seuls. Parmi les sujets qui ont été abordés, citons la nécessité d'une coopération accrue, notamment dans le domaine du partage d'informations et de l'innovation technologique, en ce compris le partage de données d'analyse, les renseignements et l'accélération des procédures d'extradition et de poursuite des narcocriminels. Il a également été confirmé que la coopération avec les États-Unis était essentielle pour convaincre les ports sud-américains de renforcer leurs contrôles, et qu'une pression diplomatique conjointe sur les pays d'origine demeurait une priorité. À cette fin, nous encourageons l'utilisation des codes ISPS (International Ship and Port Facility Security) afin de pouvoir établir une norme mondiale claire. Pour obtenir l'adaptation des codes ISPS auprès de l'Organisation maritime internationale (OMI), nous avons besoin du soutien des États-Unis. La délégation américaine comprend la nécessité de normes mondiales. Le suivi concret consiste à renforcer la coopération en matière d'information (p. ex., le partage d'images numérisées et de profils de risque), les opérations conjointes de renseignement et la diplomatie multilatérale envers l'Amérique du Sud afin d'exercer une pression collective sur les autorités locales et les ports. Les membres du gouvernement et moi-même avons souligné à plusieurs reprises que cela devait se faire dans un cadre légal clairement défini. Les jalons ont été posés en vue d'une poursuite des discussions, et nous constatons dès à présent qu'il en est tenu compte dans les contacts entre nos services. Il est particulièrement significatif qu'au moment où les États-Unis se replient davantage sur eux-mêmes, leur secrétaire à la Sécurité intérieure souhaite précisément se réunir à ce sujet. Je pense que cela démontre qu'il existe, des deux côtés de l'Atlantique, une dynamique visant à intensifier considérablement la lutte contre le crime organisé.