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Bulletin n° : B032 - Question et réponse écrite n° : 0609 - Législature : 56


Auteur Éric Thiébaut, PS (01222)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre Les agressions contre les accompagnateurs de train.
Date de dépôt21/10/2025
Langue F
Publication question     B032
Date publication 26/11/2025, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai24/11/2025

 
Question

L'agression violente d'une contrôleuse de la SNCB le 5 octobre 2025 dans le train entre La Louvière-Sud et Charleroi a suscité une profonde indignation. Celle-ci est sortie de l'hôpital avec une commotion cérébrale, une commotion aux cervicales et un décollement des tendons de la malléole au niveau de la cheville. C'est totalement inacceptable. Depuis plusieurs années, j'ai réclamé à de nombreuses reprises: - des moyens supplémentaires pour la police du rail; - une présence accrue et visible des forces de sécurité dans les trains et les gares; - un arsenal légal mieux adapté pour protéger les accompagnateurs et l'ensemble du personnel ferroviaire. Malheureusement, force est de constater que la situation ne s'améliore guère. En 2024, près de 2.100 agressions envers son personnel avaient été rapportées par la SNCB: soit une moyenne de six agressions par jour. Certaines plus graves que d'autres: 350 travailleurs de la SNCB ont été absents suite à une agression l'an dernier. Il faut que cela cesse: les accompagnateurs de train ne sont pas des punching-balls. 1. Un renforcement des brigades Securail est-il envisagé? Si oui, dans quel délai? 2. Une amélioration de la collaboration entre les agents de Securail et les accompagnateurs de train est-elle enfin à l'ordre du jour? 3. Où en sont les discussions avec votre collègue, le ministre de l'Intérieur, au sujet de la répartition des tâches entre la police locale, la police des chemins de fer et le transfert de Securail?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B034
Date publication 12/12/2025, 20252026
Réponse

1 et 2. La lutte contre les agressions envers le personnel de la SNCB est une priorité absolue, car le phénomène reste préoccupant. Ces violences, qu'elles soient physiques ou verbales, sont inacceptables, nuisent au bien-être des collaborateurs, perturbent le fonctionnement de l'entreprise et affectent le confort des voyageurs. Les agents Securail jouent un rôle essentiel dans la sécurité, en complémentarité avec d'autres équipes (accompagnateurs de train, contrôleurs mobiles, police ferroviaire et locale). Des actions ciblées sont menées dans les lieux et aux moments sensibles pour renforcer la sécurité du personnel et des voyageurs. La SNCB poursuit la mise en oeuvre de son masterplan Anti-Agression, avec des mesures concrètes, un suivi rigoureux, des analyses de terrain régulières et l'adaptation des effectifs/interventions selon les besoins. La SNCB s'engage dans l'utilisation de bodycams pour le personnel le plus exposé, suivant l'exemple d'autres pays européens, afin de renforcer la sécurité, favoriser la désescalade et fournir des preuves objectives en cas d'enquête. Ceci sera mis en place lorsque les adaptations légales auront été prises par le ministre de la Mobilité en collaboration avec le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur. La collaboration entre la SNCB, Securail et les services de police est structurellement ancrée. Il existe des accords sur l'échange d'informations, des actions coordonnées et des réunions régulières. Cette concertation permet de réagir rapidement et efficacement en cas d'incidents graves et renforce l'approche commune des problèmes de sécurité. Depuis cet été, 124 zones de police locales et 32 entités de la police fédérale ont un accès opérationnel aux images des caméras de la SNCB dans et autour des gares. Ces images ne sont disponibles qu'en temps réel, dans le cadre de missions administratives ou judiciaires, et chaque zone de police a signé un protocole d'accord à cet effet. Depuis l'entrée en vigueur du contrat de service public, Securail a été renforcé de 50 équivalents temps plein. L'engagement des agents Securail a été renforcé, ce qui a permis, entre autres, d'étendre le contrôle des billets en amont et de rendre possibles des patrouilles supplémentaires sur les trains et lignes à risque, avec une attention particulière pour les trajets tôt le matin et tard le soir. Securail travaille par zones et peut ainsi répondre de manière flexible aux besoins locaux et aux points sensibles. Sur la base des signalements au Security Operations Center, la SNCB réalise régulièrement des analyses de risques pour identifier les gares et liaisons vulnérables. 3. En ce qui concerne Securail, comme prévu dans l'accord de gouvernement, j'ai rencontré mon collègue, le ministre de l'Intérieur, monsieur Quintin. Nous sommes convenus de créer un groupe de travail chargé d'identifier les meilleures possibilités de collaboration. Nous sommes également d'accord pour que le personnel de Securail reste au sein de la SNCB.