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| Auteur | Wouter Vermeersch, VB (07487) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales |
| Sous-département | Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF |
| Titre | Charges d'intérêts, risque de refinancement et budget (QO 008918C). |
| Date de dépôt | 16/10/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 24/11/2025 |
| Question |
Les marchés internationaux réagissent de plus en plus nerveusement à la persistance des déficits élevés et à l'augmentation de la dette dans les économies développées. Cette nervosité se traduit par une hausse des taux d'intérêt et une vague importante de refinancements à des conditions moins favorables. Dans ce contexte, le gouvernement De Wever est confronté à une augmentation des charges d'intérêts et, partant, à des déficits. Le contexte financier soulève des questions quant à la viabilité de la stratégie fédérale de financement, aux choix effectués en matière d'échéance et à la dépendance à l'égard de la politique menée par les banques centrales (Quantitative Easing, assouplissement quantitatif/Quantitative Tightening, resserrement quantitatif - QE/QT) pour faire baisser les taux d'intérêt. 1. Quelle sera l'ampleur de la vague de refinancements de notre dette au cours des trois prochaines années? 2. Au cours de la crise du coronavirus et de la crise énergétique, la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales ont racheté massivement des obligations d'État dans le cadre de programmes tels que l'APP (Asset Purchase Programme, programme d'achats d'actifs) et le PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme, programme d'achats d'urgence face à la pandémie). Quelle est la part de la dette belge encore détenue par la BCE et comment la perte de demande résultant de ces programmes sera-t-elle compensée? 3. Le gouvernement De Wever ne compte-t-il pas trop sur une "politique monétaire accommodante" pour maintenir la charge d'intérêts à un niveau supportable? 4. Quel "plan" adoptera-t-on en cas de sanction infligée par les agences de notation à la Belgique, comme à la France? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B032
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| Date publication | 26/11/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. Au cours des années 2026 à 2028, l'État fédéral refinancera au total 99,49 milliards d'euros de dette à long terme. 2. Selon les chiffres de la Banque nationale de Belgique (BNB), la BNB détenait au 31 décembre 2024 un total de 112,06 milliards d'euros de titres de dette des pouvoirs publics belges. Ce montant est en diminution: il s'élevait à 123,83 milliards d'euros en 2022 et à 120,22 milliards d'euros en 2023. 3. Le gouvernement fonde son budget et son budget pluriannuel sur les prévisions de taux d'intérêt de l'Agence fédérale de la Dette, lesquelles reposent en grande partie sur les taux à terme (forward rates) des marchés financiers. Ces taux affichent une légère tendance haussière pour les années à venir. 4. Il est bien entendu toujours possible qu'une révision intervienne, mais le gouvernement s'engage à prendre en temps utile les mesures budgétaires nécessaires pour y remédier. |