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| Auteur | Annik Van den Bosch, PVAPTB (08169) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | La manifestation du secteur du commerce (QO 005586C). |
| Date de dépôt | 24/10/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 01/12/2025 |
| Question |
Le 16 juin 2025, des milliers de travailleurs actifs dans le secteur du commerce sont descendus dans la rue. Pas pas plaisir mais parce qu'ils n'avaient plus d'autre choix. La charge de travail est devenue insoutenable. Les salaires n'évoluent pas, la flexibilité attendue est totalement disproportionnée et voilà qu'à présent, votre gouvernement menace d'ancrer cette exploitation dans la loi. 1. Comment justifiez-vous une politique qui ne fait qu'augmenter systématiquement la charge de travail dans un secteur déjà en souffrance? 2. Démentissez-vous que les plans du gouvernement affaiblissent d'autant plus la position des femmes qui travaillent dans le secteur du commerce? 3. Que faites-vous pour mettre fin à l'érosion des emplois fixes au profit des flexi-jobs et des jobs d'étudiant? 4. Comment conciliez-vous cette régression sociale avec l'idée d'un travail décent et avec la santé au travail? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B032
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| Date publication | 26/11/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. Dans le cadre de l'accord de gouvernement actuel, il a été convenu de moderniser en profondeur le marché du travail, avec pour objectif central de faire tendre à terme le taux d'emploi dans notre pays à 80 % et d'augmenter la croissance de notre productivité. Cette démarche est indispensable pour garantir la qualité et la viabilité financière de notre système social à l'avenir, et pour renforcer notre compétitivité par rapport aux pays voisins, vers lesquels se tournent notamment les entreprises avec leurs grands centres de distribution. Actuellement, les mesures dans ce cadre font encore l'objet de discussions au sein du gouvernement. 2. Le gouvernement a pour objectif de soutenir tous les travailleurs, et certainement pas de mettre certains groupes sous pression. L'accord de gouvernement met fortement l'accent sur l'activation et la valorisation du travail, en garantissant une différence d'au moins 500 euros nets entre travailler et ne pas travailler. En outre, nous prévoyons un crédit familial qui permettra de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Enfin, l'accord de gouvernement réaffirme l'importance de l'égalité des chances et de la lutte contre la discrimination, y compris basée sur le genre. Il ressort des données de l'Office national de sécurité sociale (ONSS) relatives aux flexi-jobs qu'au premier trimestre 2025, davantage de femmes que d'hommes optent pour un flexi-job (52,6 % contre 47,4 %). En ce qui concerne le volume de travail en équivalents temps plein (ETP), nous constatons toutefois que la proportion d'hommes exerçant un flexi-job est supérieure à celle de leurs homologues féminines au premier trimestre 2025. La différence entre le salaire horaire brut des hommes et des femmes dans le secteur du commerce de gros en 2022 était de 5,8 % en faveur des hommes (5,5 % en 2018, soit une augmentation de 0,3 points de pourcentage) et celui du commerce de détail était de 13,4 % en faveur des hommes (9,0 % en 2018, soit une forte augmentation de 4,4 points de pourcentage). Ces chiffres sont plus élevés que la moyenne de l'ensemble des secteurs (4,7 % en 2022, soit une nette diminution par rapport aux 8,3 % de 2018), mais sont très éloignés des plus de 30 % dans des secteurs comme la fabrication de produits informatiques ou l'aviation, ou des plus de 20 % dans 17 autres secteurs. 3. Le secteur du commerce est le troisième en termes de nombre de flexi-jobs (bien que loin derrière l'horeca et le secteur de l'intérim). En 2025, la part des flexi-jobs représente environ 4 % de l'emploi dans le commerce, tandis que celle du travail étudiant atteint environ 8 % (à noter que, en heures prestées, ces parts sont évidemment bien plus faibles, étant donné qu'il s'agit de périodes ou d'heures de travail limitées). Sur la base des chiffres récents de l'ONSS, nous pouvons constater que tant les emplois réguliers que le nombre de flexi-jobs ont augmenté. Il n'est donc pas question de substitution. Les flexi-jobs permettent de recourir à des travailleurs supplémentaires pendant les pics d'activité, les périodes chargées ou lorsque les travailleurs permanents sont en congé, ce qui permet de garantir une meilleure continuité du travail. 4. Je le répète une nouvelle fois, ce gouvernement met tout en oeuvre pour valoriser le travail et offrir à chacun des chances égales sur le marché du travail. Il n'est pas correct d'affirmer que ce gouvernement procède à un démantèlement social. Au contraire, sa politique repose sur le principe d'un travail décent pour tous. Le gouvernement entend aider les personnes à garder leur emploi ou à en retrouver un. Les réformes du marché du travail ne visent pas à réduire les droits, mais à créer des emplois dans lesquels les travailleurs peuvent s'épanouir. L'accent est mis sur davantage d'opportunités, davantage de protection et davantage de valorisation du travail, ce qui constitue l'essence même d'une politique sociale et tournée vers l'avenir. |