...

Bulletin n° : B032 - Question et réponse écrite n° : 0475 - Législature : 56


Auteur Steven Coenegrachts, OPNVLD (07688)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre Étude de l'Observatoire des prix concernant les marges de la filière alimentaire. (QO 007169C)
Date de dépôt20/10/2025
Langue N
Publication question     B032
Date publication 26/11/2025, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai24/11/2025

 
Question

Vous avez annoncé que l'Observatoire des prix publierait une nouvelle étude au cours du premier semestre 2025 dans le cadre des efforts visant à améliorer la transparence des marges générées par chaque maillon de la filière alimentaire. Cette étude devait fournir un aperçu le plus actualisé possible de la rentabilité à tous les maillons de la chaîne alimentaire, et plus particulièrement dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie alimentaire et du commerce de détail. À cet égard, ce sont surtout les marges des agriculteurs qui importent, parce que ce secteur est tributaire des prix et constitue à ce titre le maillon le plus faible de la chaîne. Vous avez également annoncé que la rentabilité ne serait pas seulement examinée au niveau agrégé du secteur agricole, mais également au niveau des différents sous-secteurs. Ce point est important, la fixation des prix des différents produits agricoles pouvant fortement varier. Des efforts sont par ailleurs réalisés afin de rendre plus transparent le marché des produits agricoles. Ainsi, un groupe de travail "transparence" a élaboré des indicateurs structurels et conjoncturels qui permettent d'analyser la rentabilité dans les secteurs agricoles. Des indicateurs pour les secteurs bovin et porcin ont été publiés en février 2025. D'autres secteurs devraient suivre. L'objectif est surtout de permettre aux organisations de branche d'exploiter l'intégralité de ces informations et de conclure des accords de branche à leur niveau concernant l'utilisation de ces indicateurs. 1. La nouvelle étude de l'Observatoire des prix a-t-elle déjà été livrée? Dans l'affirmative, quelles en sont les principales constatations en matière de rentabilité de l'agriculture en général et des différents sous-secteurs en particulier? 2. Peut-on déduire de cette étude qu'en tant que producteurs, les agriculteurs obtiennent une part équitable des marges bénéficiaires qui sont réalisées par les différents partenaires de l'ensemble de la filière alimentaire? 3. Quelles conclusions en tirez-vous sur le plan politique afin de garantir aux agriculteurs une marge bénéficiaire équitable? 4. L'étude sera-t-elle rendue publique? 5. Entre-temps, le groupe de travail "transparence" a-t-il établi des indicateurs pour d'autres sous-secteurs que les secteurs bovin et porcin? Dans l'affirmative, lesquels? 6. Les organisations de branche ont-elles conclu des accords de branche concernant l'utilisation des indicateurs? Dans l'affirmative, pour quels secteurs?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B050
Date publication 04/05/2026, 20252026
Réponse

1 et 5. Oui, l'étude de l'Observatoire des prix sur la transmission des prix et les marges a été publiée le 22 mai 2025, accompagnée d'un communiqué de presse. 2. Après une hausse en 2021 et 2022 (dernières années disponibles selon les statistiques officielles de la comptabilité agricole), la rentabilité agricole globale a encore augmenté en 2023, et a atteint son niveau le plus élevé depuis une vingtaine d'années. Plus précisément, l'année 2023 a reflété une amélioration de la rentabilité pour les fruiticulteurs et pour les éleveurs de porcs et de volailles. En revanche, les grandes cultures, les producteurs de lait et les éleveurs de bovins ont connu un recul après les bonnes performances de 2022. 3. L'étude se concentre sur l'évolution des marges et des prix dans chaque maillon de la chaine agro-alimentaire, sur base de données propres à chacun. L'étude ne calcule cependant pas une marge pour l'ensemble de la chaine alimentaire, et n'élabore pas de critères objectifs permettant de déterminer le caractère juste ou équitable de la répartition de la marge entre les maillons. L'étude montre toutefois que les marges dans la chaîne agroalimentaire sont globalement faibles, particulièrement en agriculture. L'industrie alimentaire affiche une légère amélioration ces dernières années, tout en restant sous pression. Les marges du commerce de gros restent relativement stables, tandis que celles du commerce de détail, notamment en grandes surfaces, sont en recul. 4. En tant que ministre de l'Économie et ministre de l'Agriculture, j'agis afin de favoriser des relations commerciales équilibrées au sein de la chaîne agro-alimentaire que ce soit en vue de renforcer le cadre réglementaire là où c'est possible compte tenu du cadre européen ou en vue de renforcer le soutien au bon fonctionnement des filières via la coopération renforcée entre la concertation chaîne et le SPF Économie. Celui-ci élabore des indices de rentabilité sectoriels et vient en appui de la concertation chaîne en fournissant son expertise et en soutien aux négociations. Un accord de coopération renouvelé a été conclu en 2024 entre la concertation de la chaîne alimentaire et le SPF Économie, ce dernier faisant office de centre de connaissances. En juillet 2025, une personne de contact neutre a également été désignée au sein du SPF Économie pour accompagner le secteur, notamment dans la rédaction d'accords sectoriels, et pour servir de point de contact informel, confidentiel et anonyme à tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire. Dans la filière agricole, j'ai soutenu au niveau européen deux instruments qui seront adoptés d'ici à la fin de l'année en vue de renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne agro-alimentaire. Soit la révision du Règlement relatif aux organisations communes de marché et celui relatif au contrôle transfrontalier de la directive UTP. L'ensemble de ces mesures devraient améliorer la position des agriculteurs dans leurs relations avec leurs acheteurs professionnels. 6 et 7. Le groupe de travail sur la transparence a publié des indicateurs de rentabilité pour les activités suivantes: - Rentabilité de l'activité viande bovine: naisseur - éleveur; - Rentabilité de l'activité viande bovine: naisseur - engraisseur; - Rentabilité de l'activité viande porcine; - Rentabilité de l'activité viande de volaille. Les informations sont disponibles sur le site internet du SPF Économie. Dans les prochaines semaines un indicateur pour l'activité de culture de betteraves sucrières sera publié. Un renvoi depuis le site web du SPF Économie vers les baromètres laitiers des régions wallonnes et flamandes est déjà disponible. Pour les mois à venir le groupe de travail va se concentrer sur les pommes de terre ainsi que sur le froment d'hiver. 8. Non, à l'heure actuelle il n'y a pas encore d' accord sectoriel conclu faisant référence à ces indicateurs, mais des travaux sont en cours, au sein de la concertation chaîne et en concertation avec l'Autorité belge de la concurrence.