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| Auteur | Dieter Keuten, VB (07847) |
| Département | Premier ministre |
| Sous-département | Premier ministre |
| Titre | La campagne de prévention Safeonweb contre la fraude à l'investissement. |
| Date de dépôt | 21/10/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B032
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| Date publication | 26/11/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 24/11/2025 |
| Question |
Le 3 octobre, le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) a lancé une grande campagne de sensibilisation via Safeonweb, en collaboration avec l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA), Febelfin, le SPF Économie, la Cyber Security Coalition et les services de prévention de la police. 1. Quelle est la durée de la campagne, au travers de quels canaux est-elle diffusée et quel budget est-il déployé à cet effet? 2. Quels indicateurs de performance chiffrés ont-ils été définis au préalable pour évaluer le succès de la campagne? 3. Deux victimes de fraude sur trois sont des hommes de plus de 50 ans. De quelle manière la campagne de prévention atteindra-t-elle spécifiquement ce groupe cible? 4. Le CCB affirme que le nombre de signalements effectués auprès de la FSMA ne constitue que la partie émergée de l'iceberg. Un objectif spécifique de cette campagne consiste-t-il à recueillir davantage de signalements? Dans l'affirmative, quels appels à l'action sont-ils prévus à cet effet? 5. Comment les signalements effectués auprès de la police sont-ils transmis à la FSMA et au CCB? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B033
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| Date publication | 02/12/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. La campagne annuelle Safeonweb du Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) a été lancée le 3 octobre et se poursuit jusqu'au 31 octobre 2025, dans le cadre du Mois européen de la cybersécurité. La campagne vise à renforcer la résilience numérique des citoyens et des organisations, et bénéficie du soutien de nombreux partenaires, parmi lesquels les services de police, les points Digi, les services communaux de prévention et de nombreux autres acteurs locaux. Ceux-ci reçoivent gratuitement le matériel de campagne et peuvent continuer à l'utiliser tout au long de l'année. Ainsi, l'impact de la campagne se fait sentir bien au-delà du mois d'octobre, et, en pratique, elle ne s'arrête pas le 31 octobre. La campagne est visible sur une large gamme de canaux: télévision, presse quotidienne, réseaux sociaux, vidéo en ligne, publicité display et native sur les sites d'actualités, spots au cinéma et marketing sur les moteurs de recherche. Grâce à ce mix média, Safeonweb atteint un public particulièrement large et diversifié, ce qui permet de diffuser efficacement le message sur les comportements sûrs en ligne. Pour le développement de la campagne, y compris la stratégie, la production du matériel de campagne (affiches, bannières en ligne, brochures, infographies et vidéos) ainsi que l'évaluation, un budget annuel de 180.000 euros est prévu. Par ailleurs, pour la campagne médiatique proprement dite, incluant les achats d'espaces dans différents médias, un budget de 1,1 million d'euros est alloué. 2. Avant le lancement de la campagne, des indicateurs de performance clairs ont été définis afin d'en mesurer le succès. L'objectif principal est que la campagne atteigne au moins 50 % du public cible primaire, à savoir les hommes âgés de 40 à 70 ans. En outre, des indicateurs qualitatifs sont suivis, tels que la crédibilité, la clarté et l'attractivité du message de la campagne, ainsi que l'augmentation des connaissances du public sur la fraude en matière d'investissement. D'une part, le CCB reçoit des chiffres détaillés concernant la portée de la campagne en fonction des achats médias: combien de téléspectateurs ont vu la campagne à la télévision et sur les réseaux sociaux? Combien de clics vers le site web ont été générés? Combien de fois la vidéo de la campagne a-t-elle été visionnée, et ainsi de suite. D'autre part, le CCB fait réaliser, la semaine suivant la campagne, une enquête en ligne auprès d'un panel représentatif de 1.400 Belges. Ils reçoivent un questionnaire comportant des questions générales sur la cybersécurité et, plus spécifiquement, sur la campagne annuelle. De cette manière, le CCB suit de près non seulement la portée quantitative, mais aussi l'impact sur les connaissances, les attitudes et les intentions comportementales. L'objectif ultime de la campagne est bien entendu de réduire le nombre de victimes de fraudes liées aux investissements. Il est toutefois particulièrement difficile de mesurer cet effet avec précision, car il existe actuellement un "chiffre noir" important: de nombreuses victimes, par honte, ne déposent pas plainte auprès de la police, de l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA) ou du SPF Économie. Avec cette campagne, nous voulons non seulement faire connaître les pièges de la fraude en matière d'investissement, mais aussi encourager les victimes à signaler les faits. Dans un premier temps, le nombre de signalements augmentera probablement, ce qui constitue en réalité un signal positif: davantage de victimes trouvent le chemin de l'aide et des instances officielles. 3. Le CCB a élaboré la campagne de manière ciblée sur la base des données issues des déclarations de fraude en matière d'investissement. Sur la base de ces informations, le CCB a distingué deux groupes cibles: un groupe primaire composé d'hommes de 40 à 70 ans, et un groupe secondaire de 18 à 28 ans. La campagne s'adresse ainsi directement au groupe le plus exposé, à savoir les hommes de plus de 50 ans. Dans une première phase, le CCB a étudié en profondeur le groupe primaire: qui sont ces hommes, et pourquoi semblent-ils plus sensibles à la fraude en matière d'investissement? Ces connaissances ont servi de base au concept créatif. Le concept principal de la campagne, Un sac d'argent, Bill, a été présenté, avec deux propositions alternatives, à des hommes âgés de 40 à 70 ans. Les tests ont montré que ce concept obtenait d'excellents résultats en matière de crédibilité, de reconnaissance et d'attractivité. L'image et le ton de la campagne correspondent étroitement à leur univers, ce qui permet au message d'être transmis de manière efficace. Le CCB a également tenu compte d'une génération plus jeune. Pour atteindre le groupe secondaire, le CCB a développé une version plus jeune de Bill, adaptée à l'univers en ligne des 18 à 28 ans. La stratégie de planification des médias a elle aussi été adaptée aux habitudes médiatiques du groupe primaire. Les études montrent que les hommes de 40 à 70 ans regardent beaucoup la télévision (en direct), écoutent régulièrement la radio (y compris en ligne) et lisent encore souvent des journaux et des magazines. C'est pourquoi les achats médias ont volontairement privilégié ces canaux, sans pour autant exclure d'autres groupes de population. 4. L'objectif principal de la campagne est d'augmenter la connaissance et la sensibilisation du public à la fraude en matière d'investissement. En informant mieux les citoyens sur les caractéristiques typiques et les pièges de ce type de fraude, nous souhaitons éviter qu'ils n'en deviennent victimes à l'avenir. Parallèlement, la campagne veut encourager activement les victimes à signaler les cas de fraude. C'est pourquoi la campagne contient des appels clairs à l'action invitant les victimes à déposer plainte auprès de la police et à signaler les faits via les canaux officiels: Safeonweb, Consumer Connect du SPF Économie ou la FSMA. De cette manière, le CCB souhaite non seulement augmenter le nombre de signalements, mais surtout réduire le "chiffre noir", c'est-à-dire le nombre de cas non déclarés. Plus de signalements signifient que les victimes trouvent plus rapidement l'aide appropriée et que les autorités disposent d'une meilleure vue d'ensemble de l'ampleur et de l'évolution du problème. 5. Le CCB collabore étroitement avec la FSMA et la police, ainsi qu'avec d'autres services, afin de mieux cerner le phénomène. Ni la police, ni le ministère public ne transmettent toutefois des signalements au CCB et à la FSMA. |