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Question et réponse écrite n° : 0254 - Législature : 56


Auteur Charlotte Deborsu, MR (08138)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre Drone hongrois en Ukraine (QO 008942C).
Date de dépôt15/10/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai17/11/2025

 
Question

Récemment, un drone de reconnaissance hongrois aurait pénétré dans l'espace aérien ukrainien. Le premier ministre hongrois Viktor Orbán, a d'abord nié les faits puis minimisé cette incursion et allant jusqu'à remettre en question la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine. 1. Le gouvernement belge condamne-t-il formellement les propos de Viktor Orbán qui remettent en cause l'intégrité territoriale de l'Ukraine? 2. Si un drone hongrois a effectivement survolé l'Ukraine, quelle position la Belgique entend-elle adopter dans le cadre de l'Union européenne et de l'OTAN pour garantir le respect du droit international et la souveraineté nationale des États? 3. Comment la Belgique compte-t-elle concilier la défense de la souveraineté ukrainienne avec la nécessaire cohésion européenne, alors que certains États membres adoptent des positions divergentes vis-à-vis de la guerre en Ukraine?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B031
Date publication 21/11/2025, 20252026
Réponse

À ce stade, les faits allégués ne peuvent être établis avec certitude. Les autorités hongroises ont catégoriquement rejeté les accusations formulées par la partie ukrainienne. Aucune preuve vérifiable n'a été communiquée à ce jour permettant de confirmer les éléments avancés. La situation continue de faire l'objet d'un suivi attentif. Ce n'est pas un secret que certains États membres, y compris la Hongrie, ont des points de vue divergents sur certains aspects des relations de l'UE avec l'Ukraine. Sur d'autres aspects, p. ex. la politique des sanctions, nous parvenons à dégager et à maintenir un consensus après des négociations à 27. Pour les éléments sur lesquels il n'existe pas de consensus au sein de l'Union, je rappelle régulièrement à mes collègues européens que moins d'unité équivaut moins d'impact collectif. En ce qui concerne la politique extérieure de l'UE en général, la Belgique plaide systématiquement pour une unité européenne maximale afin de maximiser notre impact mondial. Par ailleurs, je plaide également pour un processus décisionnel plus flexible en matière de politique extérieure, afin de renforcer notre agilité et notre efficacité dans la prise de décisions. Cette approche vaut également pour notre soutien à l'Ukraine: je m'efforce, comme une grande majorité des États membres, de prendre autant de décisions que possible par consensus. Si cela s'avère impossible, il serait inacceptable que des dossiers cruciaux restent otages du veto d'un ou plusieurs États membres. Dans ces cas, je travaille de manière constructive à d'autres formules pour maintenir le soutien à l'Ukraine. P. ex., la Belgique contribue activement aux discussions de la Coalition volontaire pour des garanties de sécurité après un cessez-le-feu ou un accord de paix.