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Question et réponse écrite n° : 0626 - Législature : 56


Auteur Ortwin Depoortere, VB (01129)
Département Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris
Sous-département Sécurité, Intérieur, Beliris
Titre Le meurtre d'un collaborateur du CPAS de Gand (QO 007339C).
Date de dépôt22/10/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai24/11/2025

 
Question

Le 14 août 2025, un travailleur du CPAS âgé de 56 ans, M. Erik Boone, a été brutalement tué lors d'une visite chez un bénéficiaire dans le quartier Nieuw Gent. Le suspect, Anasse S., un Syrien de 38 ans au lourd passé psychiatrique, a été arrêté. L'homme est arrivé dans notre pays voici dix ans. Après son acte ignoble, il a été arrêté alors qu'il errait dans le centre-ville de Gand, et l'on peut voir sur les images de son arrestation qu'il criait aux agents de l'abattre. Le collaborateur du CPAS en question n'est pas le premier intervenant à avoir été mis en danger de cette manière. 1. Quelles mesures concrètes prévoyez-vous pour améliorer la sécurité des intervenants qui viennent en aide à des personnes, en particulier les collaborateurs des CPAS, lors de visites à domicile? 2. Une concertation est-elle prévue avec les services concernés afin de permettre une meilleure évaluation des risques préalablement aux visites à domicile? 3. Vous attelez-vous à un véritable profilage d'auteurs de tels faits afin d'améliorer l'évaluation des risques qu'ils présentent? 4. Envisagez-vous un accompagnement policier pour les visites effectuées dans les zones à risque? 5. Comment expliquez-vous qu'une telle personne séjournait dans notre société sans faire l'objet d'un suivi adéquat? 6. Les services de sécurité disposaient-ils du moindre indice concernant l'instabilité mentale de ce Syrien, et dans la négative, pourquoi pas?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B030
Date publication 13/11/2025, 20252026
Réponse

J'informe l'honorable membre que les réponses détaillées ci-dessous lui ont été transmises par écrit en marge de la commission Intérieur du 8 octobre 2025. Tout d'abord, je tiens à attirer l'attention de l'honorable membre sur le fait que la loi sur la police intégrée prévoit que "les services de police sont organisés et structurés à deux niveaux: le niveau fédéral et le niveau local, lesquels assurent ensemble la fonction de police intégrée. Ces niveaux sont autonomes et dépendent d'autorités distinctes". J'ai toutefois pris contact avec la police locale de Gand. Il est essentiel de rappeler qu'il s'agit d'une mission d'assistance. L'objectif n'est pas que la police dispose de l'ensemble des informations contenues dans le dossier. Il existait déjà un accord entre le CPAS et la police prévoyant que, lorsqu'un dossier pouvait présenter des difficultés, la rencontre pouvait se tenir au commissariat, après réalisation d'une analyse des risques. À la suite des événements survenus dans la Kikvorsstraat le 13 août 2025, impliquant un travailleur social du CPAS, la police locale de Gand a élaboré en interne une sorte de "guide pratique" destiné aux organisations d'aide sociale confrontées à des questions de sécurité, afin de leur permettre de réaliser leurs propres analyses de risques. Le CPAS peut donc, tout comme les huissiers de justice, demander une assistance pour une visite à domicile, après avoir effectué sa propre analyse des risques. Je ne dispose d'aucune information sur la manière dont la stabilité de cette personne avait été évaluée au préalable par les services chargés de son suivi.